En zone euro, la croissance augmenterait de seulement 1,1% en 2015
La Commission européenne a révisé en baisse sa prévision de croissance qui s'élevait à 1,7% initialement
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Agefi.fr
La croissance économique de la zone euro pourrait augmenter de seulement 1,1% en 2015 au lieu de 1,7% initialement attendu, taux qui ne serait atteint qu’en 2016, selon les prévisions d’automne de la Commission européenne, publiées ce mardi matin. Pour 2014, la Commission table sur une croissance de 0,8%.
L’inflation devrait rester basse et le chômage élevé même en 2016, selon ces prévisions.
«Le ralentissement en Europe est le résultat de l’héritage de la crise financière mondiale et des prolongements de la crise économique», a expliqué Marco Buti, directeur général du département économique de la Commission. «Nous voyons la croissance ... parvenir à un stop en Allemagne ... une stagnation prolongée en France et une contraction en Italie», a t-il ajouté en présentant ses prévisions de 2014 à 2016.
Pour expliquer ce sombre tableau, Bruxelles a pointé du doigt les mauvaises performances de la France et de l’Italie, respectivement deuxième et troisième économies de la zone euro. Les deux pays ont obtenu un très diplomatique et provisoire feu vert pour leur projet de budget 2015 jugé hors des clous en vertu des traités européens. Concernant l’Allemagne, la Commission s’attend à un budget excédentaire en 2014, à l'équilibre l’an prochain puis de nouveau à un excédent en 2016, signe que les dépenses gouvernementales ne devraient guère augmenter sur cette période en dépit des attentes de Paris.
Pierre Moscovici, nouveau Commissaire européen, a souligné que le niveau des investissements «est encore très inférieur que son niveau d’avant crise (...) ce qui n’est pas spécifique aux pays les plus vulnérables ... Une accélération de l’investissement est essentiel», a t-il martelé.
Selon Bruxelles, l’inflation devrait croître d’un modeste 0,5% cette année, de 0,8% en 2015 et 1,5% en 2016, toujours loin du taux cible de la Banque centrale européenne (BCE), soit 2% ou un peu en dessous. Quant au taux de chômage, il se situerait encore à 10,8% en 2016.
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Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
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Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
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