«En septembre, nous sommes repassés positifs vis-à-vis des actions»

Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions chez OFI AM
Bruno de Roulhac

- L’Agefi : Pourquoi ne surpondérez-vous pas les actions ?

- Jean-Marie Mercadal: En juin, nous avions en effet donné quelques messages de prudence. Après plusieurs années de hausse soutenue, les valorisations d’ensemble ne présentent plus de décote au regard des observations historiques. La poursuite de la hausse devait être ainsi confortée par une progression réelle des bénéfices des entreprises, surtout en Europe. Par ailleurs, à l’amorce de l’été, le contexte géopolitique s’annonçait particulièrement troublé. Les marchés ont d’ailleurs connu une correction significative en juillet, avec une baisse de près de 10% du Stoxx 600, avant un rétablissement rapide. En septembre, nous sommes repassés positifs vis-à-vis des actions. En effet, les taux ont encore baissé, notamment sous l’action nouvelle de la BCE en septembre qui a pris des mesures de type «QE» à l’américaine. En partie grâce à cette action, l’euro a baissé contre le dollar, passant rapidement de près de 1,40 à moins de 1,30. De ce fait, les comptes des entreprises européennes exportatrices devraient s’améliorer. En outre, la saison des résultats des entreprises américaines de juillet a été très bonne avec des chiffres d’affaires en hausse et un record historique de résultat trimestriel pour l’indice S&P 500.

- Comment justifiez-vous une poche de cash aussi élevée ?

- Dans le contexte actuel, la poche de cash a vocation à être temporaire, en attente de réinvestissements en actions ou en produits gérés de façon non directionnelle et «créateurs d’alpha» (gestion alternative, fonds absolute return diversifiés ou obligataires…)

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