«En cas de baisse des marchés, nous pourrions retrouver une position neutre sur les actions»
L’Agefi : Vous conservez encore 12% de cash dans votre portefeuille. Cette position prudente reflète-t-elle une défiance vis-à-vis des actions?
Marc Olivier : Notre poche de liquidités est restée effectivement élevée. Cette position répond aux inquiétudes suscitées par la résurgence de la crise de la dette européenne, exprimée récemment par de nouvelles tensions sur la Grèce, l’Espagne et même l’Italie. En mai, le MSCI World a chuté de 9%. Notre sous-pondération en actions, initiée en février dernier, s’est donc avérée judicieuse. Pour autant, nous ne restons pas à l’écart des actions. Aujourd’hui, notre stratégie consiste plutôt à sélectionner certains titres, uniquement dans des phases de repli. Et si une baisse des marchés supplémentaire se manifestait dans les prochaines semaines, nous pourrions retrouver progressivement une position neutre.
Au regard des faibles valorisations, voyez-vous des opportunités en faveur d’un retour sur les actions?
Une grande partie des mauvaises nouvelles et des scénarios les plus pessimistes sont déjà intégrés dans les cours, ce qui justifie des niveaux de valorisation attractifs. Cela nous amène à privilégier exclusivement les titres qui se démarquent par la qualité de leurs fondamentaux, notamment sur les marchés américain et allemand. A la différence de la crise de 2008-2009, nombre de sociétés sont mieux préparées pour conserver leur efficacité opérationnelle et afficher ainsi d’excellents résultats financiers. Sur le plan sectoriel, nous identifions des opportunités dans les secteurs industriel et de la consommation discrétionnaire. En revanche, nous avons réduit le risque cyclique, spécifique aux secteurs de l’énergie et des matières premières.
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