Edram élargit sa palette avec son premier fonds de dette d’infrastructure
Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) se lance dans une nouvelle expertise : la gestion de fonds de dette d’infrastructure. La société de gestion a annoncé hier le premier closing de Bridge (Benjamin de Rothschild Infrastructure Debt Generation), son premier fonds de dette senior d’infrastructure, pour un montant de 400 millions d’euros. Son compartiment Bridge 2014-1 investira en France, en Angleterre, au Benelux, en Autriche et en Scandinavie, dans des actifs aussi bien greenfield (projets ex-nihilo) que brownfield (projets existants). Il couvrira les secteurs du transport, de l'énergie (y compris les énergies renouvelables), des infrastructures sociales et des télécommunications.
Si France Titrisation assure la gestion, le conseil en investissements est pris en charge par une équipe londonienne d’Edram placée sous la direction de Jean-Françis Dusch. Le closing final de ce fonds est attendu au quatrième trimestre 2014, pour un montant qui n’est pas précisé.
«Ce fonds commun de titrisation, créé sous la forme d’un fonds de prêt à l'économie, a initialement été lancé à l’intention des investisseurs institutionnels français (caisses de retraite, assureurs, grandes entreprises...) qui sont, de par leurs engagements de long terme et dans un environnement de taux bas, à la recherche de revenus réguliers dans la durée», explique Edram dans un communiqué. L’activité devrait également bénéficier d’une meilleure coopération des banques privées du groupe, alors que la filiale de gestion d’actifs a mené de son côté un important travail de réorganisation.
Les acteurs européens sont par ailleurs ciblés, avec la création prévue dans les prochains mois d’un fonds de dette d’infrastructure de droit luxembourgeois. Avec ces deux fonds, la société de gestion vise au total 1 milliard d’euros d’encours. En se reposant sur les compétences en matière de sourcing d’actifs et de structuration déjà développées au sein de la Compagnie Benjamin de Rothschild, la société entend se positionner sur une classe d’actifs en pleine évolution.
Sur le Vieux Continent, les investissements nécessaires en infrastructures sont estimés à plus de 1.500 milliards d’euros d’ici à 2020.
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