Edmond de Rothschild fait marche arrière à l’international
Le groupe revient sur ses ambitions en se retirant du marché britannique de la gestion d’actifs pour les particuliers, un mois après avoir quitté Hong-Kong.
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Jade Grandin de l’Eprevier
Edmond de Rothschild va rassembler une partie des activités de Londres vers Paris, Genève et au Luxembourg.
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Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM), la division de gestion d’actifs du groupe genevois, a confirmé hier qu’elle cessait de commercialiser ses produits auprès de la clientèle des particuliers britanniques, suite à des informations publiées le 5 janvier par Investment Week. Elle n’aura plus de force de vente à Londres, mais y maintient les équipes de gestion de ses fonds d’infrastructures et fonds de fonds alternatifs, vendus en Europe. «Edmond de Rothschild a décidé de rassembler une partie des activités de Londres vers ses principaux bureaux à Paris, Genève et au Luxembourg», indique le groupe dans un communiqué. Le directeur de l’activité, Daniel Lee, a quitté le groupe le 31 décembre 2016. Il était venu d’Allianz Global Investors en septembre 2015.
Plus d’agilité dans un environnement changeant
Edmond de Rothschild conserve néanmoins ses activités de banque privée et de finance d’entreprise au Royaume-Uni. Les commerciaux d’EdRAM pour la clientèle institutionnelle britannique étaient déjà basés à Paris. «Cette convergence renforcée permettra à Edmond de Rothschild d'être plus agile [...] dans un environnement en évolution rapide», poursuit le groupe. A fin 2015, EdRAM gérait 78 milliards d’euros, dont 30% en France. La société garde sous silence le volume de ses encours au Royaume-Uni.
Fin 2013, Laurent Tignard, l’ancien CEO d’EdRAM, indiquait à Newsmanagers qu’EdRAM UK gérait 5,6 milliards d’euros sur 45 milliards d’euros à l'époque, soit 12% des encours. Ouvert en 2012, le bureau londonien faisait l’objet d’espoirs de croissance encore récemment. En février 2016, EdRAM UK a lancé 16 nouveaux produits dans un effort décrit par Guillaume Poli, directeur général adjoint d’EdRAM, comme «un jalon important dans nos projets d’expansion dans ce marché crucial».
Ce n’est pas le seul contretemps à l’international. Le 8 décembre 2016, le groupe a annoncé cesser ses activités à Hong-Kong, qu’il décrivait pourtant dans son rapport annuel 2013 comme «une plate-forme majeure» dans laquelle il souhaitait «progressivement renforcer [son] dispositif». Puis le 13 décembre, il a dû remplacer le patron d’EdRAM, Roderick Munsters, parti pour «raisons personnelles». L’ex dirigeant de Robeco était arrivé sept mois auparavant pour accélérer le développement international de la gestion d’actifs. Il a été remplacé par Vincent Taupin.
A fin juin, Edmond de Rothschild gérait au total 167 milliards de francs suisses (154 milliards d’euros).
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Avec cette collecte et les performances de marché, les encours de la gestion d’actifs allemande s’élevaient à 5.199 milliards d’euros fin juin, selon les données de l’association locale des gestionnaires d’actifs BVI.
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