Edmond de Rothschild entend accroître ses actifs d’un quart d’ici quatre ans
Edmond de Rothschild repense son modèle et dévoile un plan stratégique à horizon quatre ans. «Le groupe entend développer les synergies entre ses entités», les principales étant Paris, Genève et Luxembourg, a déclaré hier Christophe de Backer, son directeur général, ajoutant que le groupe est présent dans une trentaine de pays.
Le groupe se fixe plusieurs objectifs, telle qu’une hausse de 26% de ses encours. Alors que les actifs devraient s’élever à 125 milliards d’euros fin 2012 (75 milliards dans la banque privée et 50 milliards dans la gestion d’actifs), ceux-ci ont vocation à atteindre 158 milliards d’euros d’ici 2016 (dont 88 milliards d’euros en banque privée). «Cette hausse des encours sera réalisée sur la base d’un périmètre proche de celui qui est le nôtre actuellement», a relevé Christophe de Backer.
Le groupe, qui devrait réaliser un résultat brut d’exploitation de 200 millions d’euros cette année, ambitionne de réduire son coefficient d’exploitation de 80% à 66% et d’accroître le rendement de ses actionnaires de 5% à 11% en quatre ans. «Cela passera par une baisse de nos coûts de 10% en année pleine en 2016, qui sera atteinte grâce à la mutualisation de nos plates-formes et de nos achats au sein de nos trois grands centres», a expliqué le dirigeant.
La gouvernance évolue, avec des patrons par pays, métiers et filières au niveau groupe. Sous la houlette de Christophe de Backer, les bureaux de Genève, Paris et Luxembourg seront chapeautés respectivement par Manuel Leuthold, Marc Samuel et Marc Ambroisien, qui dirigeront également les activités de banque privée. Un responsable de la gestion d’actifs va être recruté. Sur les fonctions centrales et support, Jean-Christophe Pernollet prend en charge la direction financière, Charlotte Garnier-Peugeot la direction marketing, deux recrutements devant être réalisés pour les fonctions ressources humaines et informatique.
Edmond de Rothschild mise également sur un renforcement à l’international. «L’Europe est notre berceau et doit nous donner des opportunités d’acquisition, à l’image de celle en cours de finalisation de Banque Sella», déclare Christophe de Backer, indiquant regarder vers Londres et Francfort.
Le développement sera également axé sur Singapour via des partenariats, sur le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud (Brésil et Colombie), ainsi que sur les Etats-Unis.
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