Le Président de la Banque centrale européenne (BCE) a aiguisé l’intérêt pour l’actualisation trimestrielle des prévisions de croissance de la BCE. Donnant rendez-vous la semaine prochaine pour le concret, Jean-Claude Trichet déclarait le mois dernier certes toujours s’attendre à une reprise en 2010 (une séquence de hausses trimestrielles du produit intérieur brut, PIB), mais laissait sous-entendre que celle-ci pourrait s’observer plus tôt que prévu, avant même le milieu de l’année prochaine.
N’est-ce pas toujours trop tard ?
La plupart des informations disponibles suggèrent une hausse du PIB de la zone euro de l’ordre de 0,2 % au troisième trimestre 2009. Pour l’heure, avec -4,6 % de PIB annuel cette année, la BCE prévoit encore une récession au second semestre. Une révision (possible) de cette prévision vers -4,0 % annuels impliquerait au contraire une hausse du PIB sur la période.
Que ce passera-t-il plus tard ?
Pour 2010, la BCE prévoit une contraction de 0,3 % du PIB annuel, soit vu l’acquis de décroissance accumulé en 2009, une séquence de hausses du PIB de l’ordre de 0,2 % chaque trimestre – la fameuse reprise de Jean-Claude Trichet. Toute révision de cette prévision à moins de +0,6 % de PIB annuel (après -4 % en 2009) suggérerait que la Banque centrale ne croit plus en une reprise de l’économie européenne en 2010.
Ce risque n’est pas négligeable, à en croire Yves Mersch, le représentant luxembourgeois de l’Eurosystème, qui déclarait cette semaine que la reprise n’était pas durable, car financée par la dette publique.
La BCE peut donc opérer un changement radical de vue avec l’actualisation de ses projections de croissance la semaine prochaine. Sa vision pourrait ne plus être celle d’un U très plat, mais d’un W un peu aplati. Dans ce cas, les anticipations de hausse de taux d’intérêt que certains dessinent pour la fin 2010 seraient balayées.
Le laboratoire pharmaceutique annonce deux résultats positifs de phase 3 dans le traitement de patients atteints de certains types de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC), mais interrompt un essai de phase 3 pour une autre indication de CPNPC.
L'Office of the Comptroller of the Currency (OCC) accorde à World Liberty Financial une approbation conditionnelle préliminaire pour devenir une banque fiduciaire. Si elle passe les prochaines étapes, l'entreprise fondée par Donald Trump et ses fils pourra émettre des stablecoins.
Le PIB japonais a moins progressé que prévu au deuxième trimestre, pour des raisons ponctuelles. Pas de quoi faire fléchir la Banque du Japon qui veut accélérer le rythme de son resserrement monétaire pour accompagner le yen.
Le leader des terminaux de paiement a obtenu un investissement de 150 millions d'euros d'un groupe d'investisseurs mondiaux dirigé par Pimco, annonce-t-il dans un communiqué lundi. L'opération, réalisée sous l'égide de ses créanciers, s'accompagne de la sortie sans gloire d'Apollo. Ingenico va ouvrir de nouveaux sites à Londres, San Francisco et Istanbul.
La production industrielle et les ventes au détail ont moins progressé que prévu en juillet, en raison de la faiblesse de la demande intérieure mais aussi de la météo. Ce qui traduit un début de second semestre difficile.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
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