La Chambre des représentants a adopté hier l’abrogation de l’Obamacare, l’une des grandes promesses du président.
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Photo: White House
Première victoire pour Donald Trump. Pendant sa campagne électorale, le président des Etats-Unis avait notamment promis l’abrogation de la loi sur la protection des patients et les soins abordables – l’Affordable Care Act, dit Obamacare. Après plusieurs contrariétés et allers-retours sur d’autres promesses emblématiques du chef de l’Etat, la Chambre des représentants a adopté hier à 217 voix contre 213 un texte abrogeant et remplaçant l’Obamacare. Une précédente tentative avait échoué le 24 mars dernier en raison de la division des républicains.
Le projet voté hier prévoit de supprimer les taxes prévues dans le cadre de l’Affordable Care Act, notamment une majoration fiscale de 3,9% sur les revenus d’investissement pour les hauts revenus. Il entend également diminuer le financement de Medicaid, le programme d’assurance santé pour les foyers modestes, que l’Obamacare avait étendu.
Mais ce n’est pas tant le texte lui-même qui devrait faire réagir les marchés que le signal que l’administration Trump est enfin parvenue à faire voter l’une des réformes au cœur de la campagne. «Etant donné que les marchés ont épuisé l’essentiel de l’optimisme post-électoral lié aux espoirs d’évolutions législatives sous l’administration Trump, [le vote du projet de loi] devrait représenter un choc plus important qu’un nouvel échec», souligne Todd Elmer, stratégiste chez CitiFX. Une réaction positive «pourrait être d’autant plus appropriée que toute économie dans le système de santé peut augmenter la probabilité de voir des baisses d’impôts importantes», ajoute-t-il.
En fait, le marché manifeste «davantage un soupir de soulagement qu’une approbation», nuance Stephen Wood, stratégiste marché chez Russell Investments. «Pour le marché obligataire, c’est en grande partie un non-événement», assène Guy Lebas, stratégiste sur les taux pour Janney Motgomergy Scott.
L’abrogation de l’Obamacare par la Chambre est toutefois loin de lever toutes les hypothèques. Car de la Chambre à la loi, la route passe par le Sénat, où la majorité républicaine est plus réduite et où certains républicains modérés se sont déclarés opposés au projet de loi. Toute modification du texte devant à nouveau passer devant la Chambre, le processus pourrait s’avérer long.
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