Dominique Carrel-Billiard quitte la Financière de l’Echiquier
Didier Le Menestrel reprend en direct la direction générale de la société. Celle-ci entend retrouver des performances de gestion qui la différencient.
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Alexandre Garabedian
Didier Le Ménestrel, cofondateur et président de La Financière de l'Echiquier, va aussi en reprendre la direction générale.
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Crédit LFDE
Didier Le Menestrel reprend à 100% les rênes opérationnelles de La Financière de l’Echiquier (LFDE). Arrivé en avril 2014 à la direction générale, Dominique Carrel-Billiard vient de quitter la boutique spécialisée dans la gestion d’actions européennes, d’un commun accord avec le co-fondateur. Il ne sera pas remplacé. Les principaux clients de la société ont déjà été avertis.
«Dominique Carrel-Billiard a très bien structuré l’organisation de la société, fait valoir Didier Le Menestrel. Le dispositif international s’est étoffé, les services liés à la gestion d’actifs comme l’analyse de risque et l’attribution de performance ont été renforcés, et chaque métier a désormais une idée claire de son périmètre. Il faut maintenant nourrir cette infrastructure par des performances de gestion qui nous permettent à nouveau de nous différencier en tant qu’acteur de niche, et c’est cet esprit que j’incarne.»
Depuis la crise de 2007-2008, et dans un environnement marqué par la difficulté des gérants actifs à battre leur indice, LFDE a perdu de son lustre. A l’image de son fonds star, Agressor, en hausse de 10,26% sur 3 ans contre 11,07% pour son benchmark. Les encours s’en ressentent : à 7,6 milliards d’euros, ils stagnent depuis 2014. «Toutes nos stratégies satellites (micro caps, quant, etc…) dégagent d’excellentes performances, mais les grandes valeurs européennes, qui constituent le cœur de notre réacteur, sont sous pression, reconnaît Didier Le Menestrel. Nous avons eu du mal à nous réinventer après le choc de 2008-2011. Nous devons retrouver notre pertinence sur cette expertise, en travaillant de manière encore plus active les portefeuilles».
C’est à terme une question de survie. «Le marché de la gestion d’actifs a accru son niveau d’exigence technique et tarifaire, rappelle Didier Le Menestrel. Si un gérant ne parvient pas à croître, c’est qu’il n’apporte plus de valeur ajoutée. Quand on gère moins de 10 milliards de dollars, la seule chance d’exister est d’être très actif, et d’avoir pour cela des circuits de décision courts».
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