Dilma Rousseff remporte de justesse un second mandat au Brésil
La présidente sortante a devancé de moins de 3 millions de voix son rival social-démocrate Aecio Neves
Publié le
Antoine Duroyon
Une victoire sur le fil. La présidente brésilienne sortante Dilma Rousseff a remporté hier de justesse sa réélection au second tour de l'élection présidentielle. La candidate du Parti des travailleurs a devancé son adversaire social-démocrate Aecio Neves. Selon les résultats officiels fournis par la commission électorale, après décompte de plus de 99% des suffrages, Dilma Rousseff a obtenu 51,6% des voix contre 48,4% pour le représentant du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB). Moins de 3 millions de voix ont séparé les deux candidats.
Lors d’une campagne qui a vu le terme «changement» être martelé dans chacun des deux camps, Dilma Rousseff, âgée de 66 ans et dont la formation politique est au pouvoir depuis douze ans, a estimé que les propositions économiques réformatrices d’Aecio Neves, 54 ans, aboutiraient à une récession et effaceraient les acquis de près de 40 millions de Brésiliens sortis de la pauvreté grâce aux programmes de redistribution sociale.
Sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva, cette politique de redistribution a été favorisée sous la présidence de par une décennie de forte croissance économique, jusqu'à 7,5% en 2010. Mais avec le ralentissement à l’oeuvre de l'économie brésilienne, qui est même entrée en récession au premier semestre de cette année, les adversaires de Dilma Rousseff ont fustigé ses propositions néfastes pour la stabilité des prix, la croissance et les investissements. Des arguments qui n’ont visiblement pas été suffisants pour remettre en cause son bilan.
Face aux défis qui se présentent pour l'économie brésilienne, l’un des principaux ministres de Dilma Rousseff, Ideli Salvatti, a toutefois indiqué que le gouvernement chercherait à conduire «un processus de réconciliation nationale étant donné le résultat particulièrement serré du scrutin».
La persistance des scandales de corruption n’a pas eu d’incidence fatale pour Dilma Rousseff. Lors du dernier débat télévisé précédant le vote, Aecio Neves avait joué cette carte en évoquant une enquête en cours sur des pots-de-vins présumés impliquant la compagnie pétrolière Petrobras. Une affaire qui a terni aux yeux de certains la réputation de gestionnaire compétente de Dilma Rousseff puisque cette dernière a jadis présidé le conseil d’administration du groupe public et en a nommé les dirigeants.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La justice va désormais prendre le relais de la police pour juger les casseurs. L’an dernier, Gérald Darmanin avait jugé les peines « pas à la hauteur »