Dexia risque de faire déraper les déficits belge et français
Eurostat souhaite en première analyse que la recapitalisation de la banque soit enregistrée comme une dépense budgétaire et non comme un investissement
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Eurostat veille au grain dans le dossier Dexia. L’office européen des statistiques veut que les Etats comptabilisent dans leur déficit public au sens de Maastricht la prochaine recapitalisation de 5,5 milliards d’euros de la banque franco-belge. La Belgique, dont la part de l’effort atteindra 2,91 milliards, a reconnu ce week-end qu’Eurostat avait adressé un courrier en ce sens à l’Institut des comptes nationaux. «Ce n’est qu’une recommandation préliminaire, le début d’une procédure qui nous laisse le temps de nous expliquer» a déclaré samedi un porte-parole du ministère des Finances à Bruxelles. Le pays a jusqu’au 12 décembre pour tenter de faire changer d’avis les statisticiens européens.
La «jurisprudence» Eurostat devrait également s’appliquer à la France, qui a accepté le 8 novembre d’injecter 2,58 milliards d’euros au capital de Dexia. Hier, Bercy ne faisait pas de commentaires. «Eurostat examine la prise en compte de la recapitalisation de Dexia, mais, par principe, ne commente pas les échanges d’information bilatéraux en cours tant que tous les détails ne sont pas connus», indiquait lundi un porte-parole de l’institution à Luxembourg.
En 2008, lors du premier sauvetage de Dexia, la prise de participation publique dans le groupe (un milliard en direct pour l’Etat français), financée par de la dette, avait été considérée comme un investissement et non comme une dépense publique. Elle n’avait donc pas eu d’impact sur le déficit au sens de Maastricht. Eurostat n’est plus convaincu par cette analyse. Il faut dire que les actions Dexia, achetées 9,90 euros pièce fin 2008, ne valent plus que 9 centimes… Le groupe devrait perdre un milliard en 2013, rester dans le rouge jusqu’en 2018, et son nouveau patron Karel de Boeck a prévenu la France et la Belgique qu’elles ne devaient pas s’attendre à toucher les dividendes prioritaires attachés aux actions qu’elles s’apprêtent à souscrire.
C’est outre-Quiévrain que l’impact budgétaire serait le plus fort. Si l’opération est enregistrée en 2012, le déficit/PIB belge passerait de 2,8% à 3,6%; si c’est en 2013, de 2,15% à 3%. Pour la France, le décalage serait de 0,12 point de PIB, rendant impossible, pour une comptabilisation en 2013, la tenue de l’objectif gouvernemental de 3%. L’assemblée générale de Dexia destinée à approuver l’opération se tient le 21 décembre.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Effectifs réduits, vigilance relâchée : les cyberpirates exploitent l’été pour frapper fort, obligeant les entreprises à renforcer leur résilience face à des attaques toujours plus sophistiquées et imprévisibles
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression