Deutsche Börse veut se renforcer dans les indices en prenant 100% du Stoxx
Deutsche Börse pourrait mettre complètement la main sur les indices Stoxx et prendre une place de choix sur ce marché en pleine recomposition. Hier, la Bourse suisse Six a annoncé qu’elle était entrée en négociations avec son homologue allemand pour lui céder l’intégralité de ses parts dans Stoxx et la plate-forme Indexium pour 650 millions de francs suisses (626,2 millions d’euros).
Six détient actuellement 49,9% de Stoxx et 50,1% d’Indexium, la plate-forme destinée au calcul est à la gestion des indices. Six était devenu seul actionnaire de Stoxx avec Deutsche Börse en décembre 2009 lorsque Dow Jones s’était retiré de la joint-venture. Les deux groupes sont resté discrets à ce stade sur les modalités de la possible vente, se contentant d’assurer que «les parties fixeront les autres modalités contractuelles lors de négociations ultérieures». Cette annonce fait suite au rachat, annoncé l’an dernier, du fournisseur d’indices et gestionnaire d’actifs Russell par le London Stock Exchange (LSE) pour quelque 2,7 milliards de dollars. La détention des indices permet aux Bourses de bénéficier du développement de la gestion passive et notamment du succès des fonds indiciels cotés (ETF). Elle leur permet aussi de développer de nouveaux produits. La combinaison du FTSE International, qui appartenait déjà au LSE, et des indices de Russell doit donner plus de poids au LSE aux Etats-Unis face aux leaders du marché que sont les indices de MSCI et de S&P Dow Jones.
L’annonce du renforcement de Deutsche Börse dans les indices intervient seulement un mois après l’arrivée de l’ancien patron de la banque d’investissement d’UBS, Carsten Kengeter, au poste de directeur exécutif de la Bourse allemande, en remplacement de Reto Francioni.
Plus d'articles du même thème
-
Le vent mauvais d’Ormuz va souffler sur les défaillances d'entreprise
Allianz Trade a relevé de 15.000 unités au total ses prévisions mondiales pour 2026 et 2027. Cela sans compter sur un conflit prolongé. -
La France évalue le coût économique de la guerre en Iran à plus de 4 milliards d'euros
Le ministre de l’Economie et des Finances a réuni mardi plusieurs ministres avec le Comité d’alerte des finances publiques créé en avril 2025. Ce comité conclut que les recettes fiscales liées au carburant pourraient à peu près couvrir les aides déjà annoncées. Mais pas le coût économique total lié à la remontée de l’inflation, au ralentissement de la croissance et à la charge de la dette, évalué à 4,4 milliards d’euros. -
L’inflation britannique porte les premières traces du conflit au Moyen-Orient
L’indice des prix à la consommation britannique a progressé de 3,3% sur un an en mars, en raison de la flambée des prix des carburants, accélérant par rapport aux 3% enregistrés en février. Pas de quoi pousser la Banque d’Angleterre à agir dès avril, selon les économistes.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
- La France fait un pas de plus vers la transparence des données vertes des entreprises
- Le fonds de pension de l'Etat de New York demande aux entreprises de chiffrer l'impact de l'IA sur l'emploi
- Objectif Climat synthétise ses tests grandeur nature de décarbonation des portefeuilles
- Macif Terre & Vivant co-investit dans Recyclivre et souscrit à trois fonds
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : Eric Ciotti appelle à l’union des droites, affirmant que « LR a disparu »
Eric Ciotti accuse, mercredi 22 avril, son ancien parti, Les Républicains, d’avoir perdu son indépendance. Il appelle à une alliance des droites avec le RN et son nouveau mouvement, l’UDR, pour l’élection présidentielle. -
AcideBudget : pourquoi la crise au Moyen-Orient a bon dos
Pour le Haut conseil des finances publiques, « l’année 2026 avait démarré sans marge de sécurité budgétaire » avant même l'offensive israélo-américaine contre l'Iran -
Lignes de fondRachat de SFR : pourquoi la création de vrais « champions européens » n’est pas pour demain
Si la France est autorisée à consolider son marché entre acteurs français, les autres pays européens dans une situation comparable seront en droit d’exiger un privilège semblable