Deutsche Börse perd du terrain sur le tandem Nasdaq-ICE
Très en vogue durant l’âge d’or des fusions-acquisitions, la stratégie de l’offre de rachat inversée, dite «reverse takeover», a été remise au goût du jour dans le cadre de la course au rachat de Nyse Euronext.
Alors que la société transatlantique a annoncé le 15 février son mariage avec Deutsche Börse et a fait l’objet le 1er avril d’une offre non sollicitée du tandem Nasdaq OMX / ICE, le quotidien Les Echos a hier évoqué une possible rupture de l’accord de fusion avec l’opérateur d’outre-Rhin et une contre-offre hostile sur Nasdaq. Une source proche de Nyse Euronext contactée par l’Agefi a démenti.
Alors que Deutsche Börse, selon Reuters, ne prévoit pas de relever son offre, les actionnaires, dans l’attente de la tenue du conseil d’administration de Nyse Euronext le 14 avril, n’ont que les modalités des offres rivales pour en évaluer les bénéfices.
Sur ce point, le projet américain est plus attractif. La valeur de l’offre (0,4069 action Nasdaq plus 0,1436 actions ICE et 14 dollars en cash) s’établissait hier à 43,40 dollars par action Nyse Euronext, contre 34,72 dollars pour l’offre allemande (0,47 action de la future entité, dont l’action sera échangée contre une action Deutsche Börse).
La prime, hier, de 10% sur le cours de Nyse Euronext (39,24 dollars) et celle de 25% par rapport à l’offre de Deutsche Börse parlent d’elles-mêmes. Le cours du groupe allemand a perdu 13,3% depuis l’annonce de son offre. Celui du Nasdaq OMX et d’ICE a progressé de 1,4% et de 2% depuis le 1er avril.
Sauf que les actionnaires de Nyse Euronext se retrouveraient avec des actions de Nasdaq OMX et d’ICE alors qu’ils garderaient 45% du nouvel ensemble avec le groupe allemand.
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