Deutsche Bank lance une offensive tarifaire sur certains ETF physiques
Après le passage en décembre dernier d’une réplication indirecte (synthétique) à une réplication directe (physique) pour 18 fonds indiciels cotés (ETF), Deutsche Asset & Wealth Management (DeAWM) fait encore évoluer sa gamme pour répondre, assure la société, aux attentes des investisseurs. La filiale de Deutsche Bank, qui affiche près de 9,5 milliards d’euros d’encours sur les ETF db x-trackers utilisant déjà la réplication physique (CAC 40, DAX, FTSE 100, FTSE 250, FTSE MIB, SMI et Stoxx Europe 600) ou encore en phase de transition, réduit les frais annuels en introduisant les «ETF Core».
Ces produits affichent des frais sur encours de 0,09% annuels, soit 9 points de base. Les premiers indices concernés sont le DAX et le FTSE 100. Cette «gamme à 9 pb» sera complétée par un ETF sur l’Eurostoxx 50, qui passera en réplication physique au cours du premier trimestre, puis par un nouveau produit sur l’indice MSCI USA.
A titre d’exemple, les frais sur encours de son ETF physique sur l’indice FTSE 100 passent de 0,30 à 0,09% par an. «Cette gamme pourra notamment intéresser les investisseurs de long terme ou appliquant des stratégies buy and hold, incorporant des actifs core dans leurs portefeuilles», souligne la société de gestion. D’après Reinhard Bellet, responsable de la gestion passive de DeAW, l’objectif consiste non seulement à améliorer sa gamme pour les investisseurs actuels mais également à élargir sa base d’investisseurs, en représentant une alternative aux produits indiciels traditionnels non cotés en bourse qui sont assortis de frais réduits.
Une manière de répondre à une intensification de la concurrence, alors que la société pointe en seconde position en Europe. Cette attaque tarifaire suit également un exercice difficile 2013 très difficile sur les ETF pour l’opérateur allemand, avec une vague de décollecte de 5,4 milliards de dollars (3,95 milliards d’euros environ), selon BlackRock. La direction de DeAWM avait expliqué cette contre-performance par les prises de bénéfices de certains clients institutionnels sur des ETF sur le DAX.
En comparaison, iShares (BlackRock), State Street Global Advisors et Vanguard ont enregistré respectivement des flux de collecte de 20,6 milliards de dollars, 3,4 milliards de dollars et 3 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
KNDS reporte son introduction en Bourse
Le fabricant d’armes franco-allemand met en pause son projet de cotation à Paris et Francfort en raison des conditions de marché. -
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français