Dette : la part des Etats n’est pas la seule en cause
Les autres agents économiques sont souvent un facteur de déséquilibre fondamental, comme l’ont montré les exemples irlandais ou espagnol
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Nuno Teixeira, Schroders
On a largement débattu ces dernières années du degré de soutenabilité de la dette souveraine des Etats dits «périphériques». Mais on néglige souvent le fait que l’endettement d’un pays ne concerne pas seulement l’Etat mais l’ensemble des acteurs économiques. La crise financière l’a amplement illustré dans des pays comme l’Irlande, le Royaume-Uni ou l’Espagne, en montrant que si le fardeau de l’endettement des ménages ou des entreprises est trop élevé, le secteur financier se trouve rapidement étranglé par le poids des créances douteuses, poussant l’Etat à reprendre une partie de ses engagements.
Le graphique ci-contre, qui compile les ratios d’endettement par rapport au PIB de plusieurs catégories d’agents économiques (sur la base de statistiques arrêtées au 2e trimestre 2011), montre que les pays les plus stigmatisés - comme la Grèce - ne sont pas forcément les plus mauvais élèves. Si le poids de la dette publique grecque est un des plus élevés, l’endettement total du pays - intégrant la dette des ménages, des entreprises et des institutions financières - était en 2011 en deçà de 300% du PIB. Soit un niveau largement inférieur à ceux de l’Irlande (663%), du Royaume-Uni (507%) ou encore de la France (346%) !
Le poids de l’ensemble de ces dettes dans la richesse nationale signifie non seulement que les économies occidentales vont devoir faire face à un long processus de désendettement, mais que l’ensemble de ces dettes ne sera vraisemblablement pas remboursé. Cette perspective milite en faveur de stratégies permettant de diminuer l’impact lié à la matérialisation de risques extrêmes et s’appuyant sur une large diversification des moteurs de performance.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Effectifs réduits, vigilance relâchée : les cyberpirates exploitent l’été pour frapper fort, obligeant les entreprises à renforcer leur résilience face à des attaques toujours plus sophistiquées et imprévisibles
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression