Des gestions performantes et complémentaires dans la zone euro
DNCA Finance a perdu la première place qu’elle avait obtenue l’année dernière mais son recul est pour le moins limité. La société de gestion dans le giron de Natixis Global Asset Management se retrouve en deuxième position du palmarès avec des résultats élevés. Elle présente un alpha de moyen de 2,86 % et une fréquence d’alpha de 65,92 %. Toujours très européenne dans sa gestion, DNCA a placé parmi les sept fonds ayant dégagé de l’alpha, deux fonds dont les gestions étaient très différentes en dépit d’un univers d’investissement commun : l’une était « value et une autre « growth ». Pour Igor de Maack, gérant et porte-parole de DNCA Finance, ce résultat démontre qu’après avoir élargi sa gamme à d’autres stratégies et à des univers différents, la société de gestion figure toujours dans le haut du palmarès. Pour justifier cependant l’absence de Centifolia parmi les fonds « alpha » de DNCA Finance, Igor de Maack a rappelé que le fonds avait sans doute pâti de sa forte exposition aux grandes valeurs alors que les petites et moyennes capitalisations ont été très performantes en 2015. « Sur longue période, Centifolia reste toutefois générateur d’alpha, a assuré le gérant qui a rappelé sa forte empreinte value. Justement , alors que l’année dernière était plutôt celle de la croissance, la value pourrait représenter une alternative cette année, a indiqué le gérant. A condition cependant que l’univers macro-économique et l’environnement économique se stabilisent.
A l’international, DNCA Finance est également présent et dispose de plusieurs fonds « gagnants ». Cela étant, en matière de préconisations pour cette année, le thème de l’infrastructure semble séduisant pour le gérant tant que les taux sont bas. « Et c’est une belle option pour jouer un retour de l’inflation », a-t-il ajouté. Le fonds investi sur cette classe d’actifs dans la gamme de DNCA est majoritairement porté sur l’Europe avec une diversification à l’international. A ce sujet, le message d’Igor de Maack est clair : il ne faut pas négliger la zone euro cette année alors que les liquidités abondent, le chômage baisse, et la production semble se reprendre.
Enfin, revenant sur la décision de DNCA de se lancer sur le marché britannique, le porte parole de la société de gestion a annoncé la volonté de la société de gestion d’élargir sa gamme de fonds européens. D’ores et déjà, elle va y commercialiser ses fonds growth et value outre Manche « sans disposer de parts libellés en livres ». « Mais avec l’inconnu du Brexit », a rappelé Igor de Maack, des investisseurs britanniques pourraient trouver judicieux d’investir dans des fonds libellés en euro. « Ils profiteront ainsi d’un effet change en cas de dépréciation de leur monnaie... », a-t-il conclu.
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