A 34,7 millions, le bénéfice opérationnel de 2007 a plongé de 57 % et manqué le consensus. Les analystes parlent de faiblesses structurelles
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Olivier Decarre
NRJ se tourne vers l’avenir. Lors de la présentation de ses résultats annuels, le groupe a fait un point sur les trois axes qui soutiendront son plan de développement. En premier lieu, certain que « la radio est un média puissant », NRJ prévoit une concentration accrue sur les médias : radio, mais aussi télévision et internet. Déjà, il note que le pôle télévision est en avance sur son plan de marche. Le point bas en termes de perte opérationnelle devrait être atteint cette année. De quoi entrevoir l’équilibre en 2012.
Deuxième pilier, organisation et processus de gestion sont appelés à évoluer pour être « en adéquation avec la stratégie multimédia ». Une optimisation qui devrait permettre des économies de 20 millions par an à horizon 2010.
Enfin, les partenariats seront un moyen d’appuyer le développement, à l’image de ce qui a été fait dans la téléphonie mobile avec le Crédit Mutuel-CIC.
Las, les investisseurs se sont montrés peu convaincus. Hier, le titre a plongé de 8,47 %, marquant ainsi une sous-performance de 11 points vis-à-vis de l’indice Stoxx des médias européens. Certains experts concèdent que les grandes lignes de ce plan n’apportent finalement que peu d’éléments nouveaux et peu de précisions par rapport aux annonces faites il y a un mois. C’est aussi du côté des chiffres de 2007 que se trouve une grande part de la déception.
A 34,7 millions d’euros, le résultat opérationnel affiche un plongeon spectaculaire de 57,5 %. Mais surtout il s’avère inférieur de 13 % au consensus. « La principale différence avec nos estimations s’explique par une activité radio très difficile, avec un effet ciseau plus fort qu’attendu surtout pour la France, et par un résultat des activités hors médias plus faible qu’estimé », pointe un bureau de recherche parisien.
En hors média, où le groupe n’a pas profité comme en 2006 de la comédie musicale du Roi-Soleil, le résultat est passé de 12,2 à 3,6 millions. Quant au pôle radio en France, entre baisse de la publicité et hausse des charges pour reconquérir l’audience, son résultat a chuté de 39 % à 67,7 millions. Et Aurel de souligner qu’en un an la marge a reculé de 39,6 % à 28,4 %, ce qui traduit « une faiblesse record de rentabilité pour NRJ ». Bref, selon Natixis, au-delà des difficultés conjoncturelles, ces chiffres mettent en lumière les soucis structurels du groupe avec une « faiblesse des formats musicaux de NRJ Group ».
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