«Dans le contexte actuel, nous préférons rester légèrement sous-pondérés en actions»
- L’Agefi: Pourquoi sous-pondérez-vous les actions dans votre portefeuille ?
- Marc Olivier: Les actions mondiales restent attrayantes avec une prime de risque de 4,4% pour l’indice MSCI World, en ligne avec sa moyenne historique. Malgré le récent rally des marchés actions, cette dynamique n’a pas été confortée par une amélioration de la croissance bénéficiaire des entreprises, qui a plutôt déçu. Cette situation rend la valorisation des actions incertaine. Les investisseurs se tournent vers les actifs risqués, mais restent encore trop prudents pour soutenir durablement les marchés. Nous avons identifié un risque potentiel avec la hausse du prix de l’or en comparaison avec d’autres métaux, et avec la baisse d’intérêt pour les carry trades en devises. Historiquement, ces tendances ont eu un impact négatif sur les marchés actions dès lors qu’il existe une forte corrélation entre les actifs risqués. Dans ce contexte, nous préférons rester légèrement sous-pondéré en actions.
- Au sein de l’obligataire, quels actifs préférez-vous ?
- Pour la partie la plus sûre du portefeuille, nous privilégions les obligations sécurisées européennes. Pour autant, notre position principale est allouée en bons du Trésor américain, qui offrent des rendements bien plus élevés et sont de meilleure qualité que les obligations souveraines européennes. Sur le crédit, nous favorisons le haut rendement européen qui reste attrayant malgré la faiblesse des spreads, en considérant la mince probabilité de défaut des émetteurs. Les rendements offerts aux Etats-Unis, à la fois en obligations à haut rendement et investment grade sont meilleurs qu’en Europe, mais l’occurrence d’une remontée des taux se précise et les rend plus vulnérables.
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