Croissance en berne en France et en Italie, plus forte qu’attendue en Allemagne
Au total, la croissance de la zone euro a été plus faible que prévu au premier trimestre 2014 avec une hausse du Pib de 0,2% par rapport à fin 2013
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Agefi.fr
La France a enregistré une croissance du Pib (Produit intérieur brut) nulle sur les trois premiers mois de 2014, selon l’Insee, après une hausse révisée de 0,2 % au dernier trimestre 2013. Le consensus Bloomberg composé de 28 économistes tablait sur un taux de l’ordre de 0,1 % pour ce début 2014. Les difficultés de la France à relancer son activité économique s’explique à présent par la faiblesse de la consommation des ménages dont les dépenses ont baissé de 0,5 % au premier trimestre. Même évolution pour les dépenses d’investissement qui ont reculé pour le troisième trimestre consécutif, de – 0,9 % entre janvier et mars.
Malgré ces statistiques décevantes, le ministre des finances, Michel Sapin, maintient l’objectif de 1 % de croissance du Pib pour l’ensemble de l’année 2014.
De l’autre côté du Rhin, l’Allemagne affiche une bien meilleure santé. Sur les trois premiers mois de cette année, elle affiche un taux de croissance de 0,8 %, supérieur aux estimations (0,7 %), grâce à la consommation et aux investissements industriels et immobiliers.
Pour sa part, l’Italie a enregistré une contraction de son Pib de 0,1% au premier trimestre par rapport au dernier trimestre 2013, et de 0,5% sur un an, selon l’Office italien des statistiques. Un coup d’arrêt au fragile redémarrage de l'économie observé depuis la fin de l’année dernière.
Au total la croissance de l'économie de la zone euro a été plus faible que prévu au premier trimestre 2014, avec une progression du Pib de 0,2% par rapport aux trois derniers mois de 2013. L’activité contrastée des pays membres contribue à la faiblesse des prix. L’inflation ne devrait pas dépasser 0,9% cette année en zone euro, 1,3% l’an prochain et 1,5% en 2016, selon jeudi l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE) auprès des prévisionnistes professionnels. Ces chiffres, revus en baisse, éloignent la perspective d’un retour vers l’objectif d’une inflation proche mais sous 2%.
Sur le marché des changes, l’euro a peu évolué ce jeudi matin, perdant 0,2 % à 1,36905 dollar à 9h30.
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