Aberdeen Asset Management a annoncé le 31 décembre avoir conclu l’acquisition de la branche de gestion d’actifs de Credit Suisse dans le cadre d’une transaction toute en actions à l’issue de laquelle la banque suisse détiendra 25% du gérant britannique.
L’accord prévoit qu’Aberdeen, qui gérait 111 milliards de livres sterling d’actifs au 30 septembre, prendra la gestion de 40 milliards d’actifs supplémentaires, ce qui fera de lui le premier gérant d’actifs coté du Royaume-Uni. Il compte ainsi gagner des parts de marché en Grande-Bretagne mais aussi en Australie, en Allemagne, en Suisse et au Japon.
En échange, Credit Suisse se verra octroyer un maximum de 240 millions de nouvelles actions ordinaires, ce qui équivaut à 24,98% du capital du gérant britannique. Valorisée à 381 millions de francs suisses (250 millions de livres) au 30 décembre, cette part ne sera pas cessible avant trois ans. Le groupe helvétique enregistrera au passage une dépréciation de survaleur de 600 millions de francs, sans impact sur son ratio de solvabilité.
Cette opération pourrait en appeler d’autres dans le monde de la gestion d’actifs, confronté à la chute des marchés. Les observateurs s’attendent à une consolidation du secteur, et à des arbitrages de la part d’acteurs estimant ne pas avoir la taille critique dans ce métier ou dans certains pays. Côté français, SGAM a déjà montré la voie en décembre en cédant sa petite filiale britannique à GLG Partners.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
Co-président de Blue Owl Capital et responsable du pôle crédit, Craig Packer revient pour L'Agefi sur la dynamique du direct lending et les tensions sur la liquidité de certains véhicules qui agitent le secteur depuis l'automne.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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