Crédit : la quête de rendement ne doit pas se faire au détriment de la qualité
Le rally observé sur le crédit depuis juillet s’est accéléré sur la première quinzaine de septembre, dopé par l’activisme des autorités en Chine, en Europe et aux Etats-Unis. L’indice Global High Yield* affiche une hausse de plus de 2% (du 31 août au 14 septembre) et bondit de plus de 14% depuis fin décembre 2011. Du côté des spreads (OAS, option adjusted spread), la prime de risque de l’indice global est passée de 635 à 523 points de base depuis la fin juin, reflétant la baisse de l’aversion pour le risque.
Le graphique ci-joint montre que les émetteurs ayant le plus bénéficié de cette compression des spreads de crédit se situent dans le bas du spectre des notations (CCC, CC et en dessous). Parmi les émetteurs ayant connu ces derniers temps des performances particulièrement élevées, on peut citer des noms comme Hellenic Telecoms, Nokia ou encore RBS et de manière générale des émissions à bêta élevé. Quant aux flux sur la classe d’actifs, ils dépassent les 30 milliards de dollars depuis fin décembre 2011.
Les fondamentaux du marché du high yield demeurent favorables et le monde du «quantitative easing», en maintenant les taux d’intérêt à des niveaux extraordinairement bas, ne peut manquer de doper la demande de rendement. Le high yield fait partie des bénéficiaires de cette quête et permet d’offrir des rendements compris entre 5,5% et 6,5% sur des qualités raisonnables: mais il est sans doute légitime de penser que la performance des 6 à 12 prochains mois viendra davantage du rendement que de la plus-value.
* indice Barclays Capital Global High Yield Corporate 2% Issuer Capped Bond Index (US$ hedged)
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