Couple rendement-risque : les surprises des dix dernières années
Le high yield et la dette émergente apparaissent comme les grands gagnants de la dernière décennie
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Nuno Teixeira, Schroders
Les dix dernières années ont été un véritable «test» pour les investisseurs, et la hiérarchie des rendements – et des risques – sur les grandes classes d’actifs a été quelque peu bouleversée.
Sur la période, les actions affichent une performance contrastée: si la déception est patente pour les marchés développés (qui affichent une performance nulle sur la période), les actions des marchés émergents tirent leur épingle du jeu, mais au prix d’une volatilité toujours élevée. Ces derniers enregistrent une performance annualisée proche de 11% mais n’en ont pas moins subi une purge de plus de 50% en 2008, avant de rebondir très nettement.
Les surprises viennent aussi de la performance des obligations et notamment des deux segments réputés les plus risqués que sont la dette émergente et le high yield. La performance de la dette émergente est d’autant plus remarquable, qu’elle s’accompagne d’un niveau de risque proche de celui d’un portefeuille de crédit «investment grade». Ceci s’explique par la forte détente des primes de risque d’un certain nombre de marchés émergents et par l’amélioration de leurs fondamentaux. Seul problème, le rendement moyen de la classe d’actifs est désormais tombé à moins de 6,5%.
Le high yield a lui aussi bénéficié de la détente des taux d’intérêt, mais sa prime de risque actuelle - près de 700 points de base au-dessus des obligations d’Etat, soit un taux moyen supérieur à 9% - laisse augurer, pour les prochaines années, un potentiel plus important. Quant aux actions des marchés développés, on peut penser qu’au regard des niveaux de valorisation actuels, elles pourraient retrouver une performance plus conforme à leur niveau de risque sur très longue période.
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