Coup double d’UniCredit pour renforcer son bilan

La banque italienne a annoncé hier deux opérations de cession pour un montant total de 1,35 milliard d’euros
Benoît Menou

Comme une double bouffée d’oxygène. UniCredit a annoncé hier deux opérations susceptibles de renforcer ses fonds propres et d’accentuer le recentrage sur son cœur de métier bancaire.

«Conformément à sa volonté d’optimisation du capital et de maîtrise des actifs pondérés par le risque», la banque italienne a fait part de la cession de ses droits aux profits au sein d’une fondation privée autrichienne, B&C Privatstiftung, détenus par sa filiale Bank Austria. B&C avait été créée afin de distinguer les activités bancaires et industrielles du groupe dans le pays.

Le montant de la transaction annoncée hier sera d’environ 1,1 milliard d’euros, selon UniCredit, correspondant à un gain après impôts voisin de 155 millions, qui sera imputé aux résultats 2008. Bank Austria pourrait recevoir de B&C Holding un paiement additionnel, selon la performance financière future de deux sociétés industrielles contrôlées par B&C Holding, Lenzing et Semperit. Sans détenir légalement B&C, UniCredit percevait jusqu’ici 95% de ses bénéfices, à savoir 144,6 millions d’euros l’an passé, par le biais de participations au capital de 89 sociétés.

Par ailleurs, UniCredit a fait part hier de la vente de sa participation de 3,3% au capital d’Atlantia, le principal gestionnaire d’autoroute en Italie. Le montant de cette transaction est voisin de 248 millions d’euros, correspondant à un gain net en capital de 157 millions d’euros. Un désengagement d’une participation industrielle qui a été conclu au bénéfice de Sopela, contrôlée par la société d’investissement Aabar d’Abu Dhabi.

Mi-décembre, UniCredit avait annoncé l’annulation d’un accord de cession d’un fonds immobilier, pour cause de dégradation des conditions économiques. La banque avait alors tenu à prévenir que le bénéfice 2008 pourrait n’être que de quatre milliards d’euros, soit 23% de moins qu’envisagé deux mois auparavant, si elle ne parvenait pas à céder comme prévu des actifs immobiliers. Le Corriere della Sera annonçait hier qu’UniCredit s’apprêtait à faire part le jour même de la vente d’actifs au promoteur Fimit, pour un montant compris entre 800 et 900 millions d’euros et un gain en capital d’environ 500 millions d’euros.

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