Coface prévoit une croissance de 10 % de son chiffre d’affaires d’ici 2010
En France, la filiale de Natixis devrait bénéficier de l’élargissement de la distribution de l’assurance prospection aux réseaux bancaires
Publié le
Annelot Huijgen
La Coface prévient : «2008 sera une année de sensible augmentation des risques», en prévoyant un ralentissement de l’économie mondiale et un accès «plus difficile» aux financements pour les entreprises. La filiale d’assurance crédit de Natixis a d’ores et déjà décidé d’augmenter de 10 % en moyenne les tarifs des nouveaux contrats, afin de «limiter l’impact de la hausse des défauts de paiement». Toutefois, «la qualité moyenne des clients reste excellente», observe la Coface, car les notations des 24.000 principaux acheteurs (1,5 % des 1,8 million d’entreprises assurées, représentant 50 % des encours) est de 5,8 (A-) en janvier 2008, contre 6,0 (A) un an plus tôt. Le groupe prévoit une augmentation de 10 à 20 % des impayés et de 7 à 15% des sinistres, mais a déjà «prudemment» budgété une hausse de 18 % pour ce dernier taux. Le ratio de perte ultime dans l’assurance devrait croître, de 48 % estimé pour 2007 à 52 % cette année.
Coface compte sur son nouveau plan stratégique, baptisé «421», soit «quatre lignes de métiers pour devenir numéro un mondial» : à l’horizon 2010, l’assureur vise une croissance du retour sur capitaux propres (RoE) de 16 % à 19 %, une poursuite du déploiement en passant de 64 à 82 pays et une progression du chiffre d’affaires de 10 % en moyenne «tirée par l’international et l’affacturage». Outre sa contribution à la croissance du chiffre d’affaires du groupe (+7,8 % à périmètre constant, à 1,57 milliard d’euros), le métier de l’affacturage (+22,4 %, à 210 millions d’euros), a un effet favorable sur le taux de sinistralité du groupe : il est en baisse d’un pour cent, à 42 %, le faible taux de sinistralité dans l’affacturage (7 %) compensant celui dans l’assurance, stable pour la troisième année de suite, à 49 %.
En France, l’assureur devrait profiter cette année de l’élargissement de la distribution de l’assurance-prospection aux banques, ainsi qu’aux prescripteurs publics Oseo et Ubifrance. Coface perd son mandat exclusif de l’Etat pour les PME avec un chiffre d’affaires inférieur à 150 millions d’euros, mais restera «l’usine de production». Les négociations avec les banques candidates sont toujours en cours et devraient aboutir au mois d’avril, pour une mise en place dès le mois de mai, lorsque les forces de vente auront été formées. Dans un second temps, les banques devraient pouvoir proposer d’autres produits Coface aux PME, notamment la garantie risque exportateur.
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