Coface prédit une année noire pour les entreprises italiennes et espagnoles
La crise financière est en voie d’apaisement mais la crise de l’économie réelle, illustrée par la fragilité persistante des entreprises, ne se terminera pas en 2013. C’est l’avertissement lancé par Coface dans sa dernière étude sur le risque pays. Dans son évaluation, l’assureur-crédit mesure le niveau moyen de risque d’impayés par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales à court terme. Coface précise que l'évaluation ne concerne pas la dette souveraine mais qu’elle combine les perspectives économiques, politiques, financières du pays, l’expérience de paiement de l’assureur, et l’environnement des affaires du pays.
Coface livre un scénario prudent pour l’économie mondiale en 2013. «Malgré la récente diminution du risque systémique en Europe et un réveil encourageant des exportations en Europe du Sud, la situation reste préoccupante pour les entreprises européennes», explique l’assureur-crédit.
La confiance des ménages et des entreprises ne se rétablit pas, compte tenu de la dégradation du marché du travail, du poids des dettes publiques et privées et du caractère incomplet des réformes institutionnelles en Europe, souligne Coface. L’assureur-crédit prévoit ainsi une récession à 0,1% dans la zone euro cette année, avec une contraction persistante de l’activité en Europe du Sud. Aux Etats-Unis, il s’attend à un ralentissement de la croissance à 1,5% tandis que les pays émergents devraient afficher une activité en hausse de 5,2%.
Dans ce contexte, Coface a décidé d’abaisser à B (la grille allant de A1 jusqu’à D), les évaluations de l’Italie et de l’Espagne déjà déclassées en A4 il y a un an, puis mises sous perspectives négatives en juillet 2012. Coface anticipe un recul de 1% de l’activité pour l’Italie et de 1,5% pour l’Espagne. «Une nouvelle année noire attend les entreprises espagnoles et italiennes, sujettes à la montée continue du nombre de défaillances et victimes de l’assèchement du crédit bancaire.»
A signaler également la mise sous surveillance négative du Japon compte tenu du risque de chute des exportations notamment vers la Chine. L’Inde est quant à elle rétrogradée en A4 contre A3 auparavant en raison notamment de l’endettement croissant des entreprises.
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