Coface espère une hausse des marges des entreprises françaises en 2015
L’assureur crédit, qui tient aujourd’hui son Colloque Risque Pays, table sur une reprise mondiale encore laborieuse cette année, à 3,1%.
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La rédaction
Le patient zone euro sort timidement de la salle de soins intensifs. Coface, qui tient aujourd’hui son traditionnel Colloque Risque Pays, anticipe encore cette année une croissance mondiale laborieuse, mais en hausse (3,1% en 2015 contre 2,8% l’an dernier), notamment en zone euro, où elle ne devrait atteindre que 1,2% après 0,8% en 2014. Le Fonds monétaire international qui a revu mi-janvier ses prévisions en baisse, attend aussi 1,2% de croissance en zone euro, mais se montre plus optimiste que l’assureur crédit à l’échelle du monde (3,5%).
Coface note cependant «une amélioration perceptible» en zone euro. La désormais filiale cotée de Natixis doit d’ailleurs annoncer ce matin que l’évaluation à «B» du Portugal est assortie d’une surveillance positive. «Les marges se redressent et les faillites sont en baisse», chez les entreprises du pays.
L’assureur crédit se montre aussi un peu plus positif pour la situation financière des entreprises en France et en Italie. Il anticipe notamment «une hausse du taux de marge des entreprises françaises à 31,1% fin 2015, soit le niveau de 2009, grâce à l’application du pacte de responsabilité et à la baisse des prix du pétrole». Pourtant, «les entreprises ne franchiront que très prudemment le pas de l’investissement du fait du contexte de lowflation et des risques politiques croissants en zone euro (capacité incertaine des gouvernements à conduire des réformes, montée des partis hostiles à la construction européenne)».
Du côté des émergents, Coface note le retour des crises traditionnelles, caractérisées par des sorties de capitaux et des tensions sur les taux de change. L’assureur crédit a déjà revu en baisse plusieurs évaluations pays, notamment celles de la Turquie, dégradé en catégorie B, et de la Russie, en C. «Si les entreprises y sont en risque, les crises de nature systémique ne sont plus de mise dans les pays émergents», nuance toutefois Coface.
Au rang des gagnants de 2015, le Vietnam voit son évaluation C désormais assortie d’une surveillance positive, grâce à la stabilisation de son taux de change, la montée en gamme de ses exportations et sa capacité à attirer des investissements étrangers. L’évaluation du Sri Lanka, en pleine croissance depuis la fin de la guerre civile en 2009, est quant à elle relevée à B.
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