Christine Lagarde reconnaît les efforts entrepris par la Grèce
La directrice générale du FMI estime toutefois que le pays doit en faire davantage pour garantir le versement de la prochaine tranche d’aide
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Antoine Duroyon
Une main de fer dans un gant de velours. C’est la tactique adoptée par la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) pour évaluer les efforts engagés par Athènes. Dans un entretien accordé à CNBC, Christine Lagarde a estimé que les réformes imposées par la troïka (FMI, UE, BCE) avaient été «en partie» mises en œuvre. L’ancienne locataire de Bercy a ainsi souligné que le déficit budgétaire avait reculé de cinq points de pourcentage en un an. Une déclaration qui devrait apporter un peu de baume au cœur du Premier ministre grec Georges Papandréou. Mais Christine Lagarde a également estimé que le gouvernement grec serait bientôt à court de temps pour montrer qu’il respecte bien ses engagements d’ajustement budgétaire. «S’il n’y a pas mise en œuvre, nous ne paierons pas», a-t-elle prévenu.
Au-delà du simple cas de la Grèce, Christine Lagarde a aussi appelé les pays développés à engager une action énergique. «Sans des mesures collectives et radicales, il existe un vrai risque pour que les économies majeures ne retournent en arrière au lieu d’avancer», a-t-elle estimé dans un discours préalable à des réunions du FMI et de la Banque mondiale. Une «reprise anémique et chaotique» couplée à des comptes publics dégradés forment à ses yeux «un cercle vicieux» qui prend de l’ampleur et se retrouve «exacerbé par l’indécision et les dysfonctionnements politiques».
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