Changement de donne sur la volatilité implicite de l’Euro Stoxx 50
Les doutes sur les Etats font craindre une hausse des impôts en Europe, ce qui accroît les incertitudes sur les marchés actions
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Daniel Roy - Newedge
En un mois, la volatilité implicite (VI) 90 jours de l’Euro Stoxx 50 a progressé de plus de 5 points. Il faut remonter à la première semaine de mars 2009 pour retrouver un mouvement d’une telle ampleur. La VI de l’indice atteignait alors 42%, progressant de 6 points en un mois. Mais ce niveau particulièrement élevé reflétait surtout le point bas des indices actions. Le récent pic de VI augurerait-il donc d’un rebond imminent ? Loin s’en faut, et si notre propos fut longtemps optimiste, nous l’amendons aujourd’hui.
Le repli de 10% de l’Euro Stoxx 50 en un mois ne s’explique seulement par les craintes d’un défaut de la Grèce. Ce mouvement reflète la réminiscence d’un risque oublié : une hausse de la taxation.
En effet, si les investisseurs commencent à douter de la capacité des Etats européens à affronter leurs échéances, les gouvernements n’auront d’autre choix que de recourir plus largement à l’impôt afin de retrouver leur crédibilité. L’impact sur les marchés actions serait fortement négatif, avec non seulement des consommateurs plus économes, mais aussi des résultats de sociétés davantage taxés.
Ce risque est difficilement mesurable. Conséquence d’une nouvelle incertitude, la VI des indices a logiquement progressé. Toutefois, la volatilité réalisée sur un mois roulant est loin d’être élevée, atteignant 20% en rythme annualisé, et laisse présager que la VI de l’Euro Stoxx 50 pourrait légèrement s’apaiser, tant à la monnaie qu’à strike constant. Il semble néanmoins difficilement envisageable que celle-ci rejoigne rapidement les points bas du mois dernier sans stabilisation des dettes périphériques de la zone euro. Une progression de l'écart de VI entre call et put, signalant une demande plus soutenue pour ces derniers, est cependant plausible.
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