CCR AM mise sur l’international comme relais de croissance

La filiale d’UBS décollecte depuis 2011 en France et veut s’appuyer sur le réseau de sa maison mère à l'étranger
Virginie Deneuville

Face à un marché français de la gestion d’actifs en berne, CCR Asset Management (AM) cherche à développer la distribution de ses produits au-delà des frontières hexagonales. La filiale d’UBS, née de la fusion en 2009 de CCR et UBS Global Asset Management France, s’appuiera pour cela sur le réseau de sa maison mère.

Alors que l’activité de CCR AM en France est en décollecte sur 2011 et depuis le début de l’année, «l’un de nos axes majeurs de développement repose sur l’international. La banque privée d’UBS nous donne accès à un large réseau mondial», explique à L’Agefi Jean-François Sarlat, directeur général délégué de CCR AM.

Sur les quelque 6 milliards d’euros gérés à fin mai 2012 (contre environ 6,5 milliards à fin 2011), le pôle international, lancé il y a deux ans, représente autour de 250 millions d’euros. «Les pays dans lesquels nous avons jusqu’à présent développé notre distribution sont ceux limitrophes à la France, à l’image de la Belgique, la Suisse, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne», indique Jean-François Sarlat. «A l’avenir, l’accent sera également mis sur les pays émergents, avec la création de produits en devises étrangères», poursuit le dirigeant.

Ce développement à l’international «pourrait passer par des moyens supplémentaires», déclare Jean-François Sarlat, indiquant avoir déjà renforcé la couverture des aspects juridiques. CCR AM compte 80 collaborateurs basés à Paris, dont une trentaine de gérants.

Alors que les investisseurs institutionnels français représentent la principale clientèle de CCR AM (autour de 50%), suivis par les clients apportés par les réseaux tiers (30%), la banque privée d’UBS et l’international, «l’objectif est que chacun de ces pôles s’équilibre à terme», indique le dirigeant.

Les expertises de CCR AM s’articulent autour de quatre pôles: la gestion monétaire (activité historique pesant autour de 2 milliards d’euros d’encours), l’arbitrage de volatilité (environ 400 millions d’euros), la gestion actions (un milliard d’euros) et l’allocation d’actifs (un milliard). La distribution des produits d’UBS représente le solde. Sur 2012, «nous sommes en décollecte principalement attribuable à des fuites de capitaux en monétaire et la perte d’un important mandat. Cette tendance devrait s’inverser dans les prochains mois grâce au gain d’un nouveau mandat», explique le dirigeant.

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