Candriam mise sur l’intelligence artificielle avec IBM
Le gérant signe un partenariat pour la mise en place d’un programme d’automatisation de ses tâches administratives.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Daxia Rojas
Une seconde vague d’automatisation prévoit de coupler aux robots logiciels de l’intelligence artificielle et du «machine learning».
-
AdobeStock
Plongée dans le futur chez Candriam. Le gestionnaire d’actifs annonce ce mardi la signature d’un partenariat avec IBM pour mettre en place un programme d’automatisation de ses processus par la robotique (RPA) d’ici à la fin du premier trimestre 2019. La filiale New York Life Investments est passée de 67 milliards d’euros à 121 milliards d’euros d’actifs sous gestion de 2013 à 2018. «Nous avons connu une croissance forte dans toutes les classes d’actifs que nous gérons. La digitalisation doit nous permettre de répondre à cette croissance et aux sollicitations de nos clients», explique à L’Agefi Pierre Ernst, directeur des opérations chez Candriam.
IBM, qui gère depuis cinq ans toute l’infrastructure informatique de Candriam, va d’abord aider la société à mettre en œuvre cette robotisation au sein du domaine conformité, du fonctionnement du back-office et de la gestion des données. «En modélisant et en automatisant les tâches manuelles récurrentes et à faible valeur ajoutée, l’idée n’est pas de réduire les effectifs mais d’augmenter l’efficience opérationnelle des équipes», souligne Pierre Ernst.
Suivi automatisé des entreprises
Ce programme permettra, par exemple, au gestionnaire d’actifs d’accroître son portefeuille d’investissement socialement responsable (ISR). «Un algorithme pourra surveiller en permanence les sites des entreprises, récupérer les propositions de résolutions aux assemblées générales. Il préparera un e-mail à l’aide d’un chatbot interne pour transmettre l’information à un analyste puis réintégrera la réponse dans le processus», détaille Pierre Ernst. Ce robot-logiciel offrirait la possibilité à Candriam de suivre 1.500 à 2.000 entreprises dans sa gestion ISR, au lieu de 1.000 actuellement, sans recruter de salariés supplémentaires.
Robots et «machine learning»
A terme, une seconde vague d’automatisation courant 2019 prévoit de coupler aux robots logiciels, hébergés dans le cloud d’IBM, de l’intelligence artificielle et du machine learning. «Nous pourrons faire de l’optimisation d’analyse financière dans la partie gestion, du marketing prédictif et travailler avec les équipes de gestion des risques sur une série de scénarios», anticipe Pierre Ernst. La robotisation s’appliquera à l’ensemble des activités de Candriam en France, au Luxembourg et en Belgique. «Nous sommes persuadés que la transformation digitale est la troisième vague majeure qui touche la gestion d’actifs depuis vingt ans», affirme Pierre Ernst.
Fondée par Laurent Dobler, Nicolas Kieffer et Victor Gutzwiller, la jeune boutique parisienne lance sa première Sicav luxembourgeoise et anticipe un retour des allocataires d’actifs vers la gestion de conviction.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part.
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Il n'y a pas de fatalité aux guerres de l'eau. Loin des crispations nationales ou de batailles rangées type Sainte-Soline, la démocratie locale de l'eau avance, certes lentement, mais en trouvant des consensus