CAC 40: la reprise amorcée à 4.415 points est fragile
Le risque d’un retour à 4.415 puis à 4.285 points est élevé bien que les objectifs baissiers aient été atteints
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Hugues Naka
Le CAC 40 a progressé de 3,58 % à 4.696 points la semaine dernière et réalisé l’essentiel de ce gain mardi – la Bourse étant fermée le Lundi de Pâques – avec l’ouverture d’un gap entre 4.553 et 4.648 points (1). L’indice parisien a donc prolongé la reprise entamée une semaine plus tôt après avoir atteint et traversé la région des 4.505-4.565 points (2); laquelle constituait l’objectif principal de la correction baissière en A-B-C initiée à 6.168 points en mai dernier (L’Agefi du 3 septembre 2007).
Cela étant, il serait prématuré et donc risqué de conclure à l’engagement du CAC 40 dans une reprise durable. En effet, la hausse observée au cours des deux dernières semaines ne constitue pas à elle seule un signal de reversement de tendance. Le franchissement d’une zone de résistance clé telle que le gap ouvert en janvier à 5.012-5.081 points (voir graphique ci-contre) et/ou le développement d’une configuration de retournement à la hausse sont nécessaires pour considérer que la correction baissière engagée à 6.168 points est terminée et que l’indice a entamé une hausse durable.
En l’absence de signal de renversement de tendance, le risque est baissier même si l’objectif principal de la correction baissière amorcée il y a un peu moins d’un an a été atteint.
Par ailleurs, la logique «elliottiste» voudrait que la sous-vague C-5 (cinquième et dernier mouvement de la vague C) se développe, à son tour, au moins en cinq temps. Or, la décomposition la plus orthodoxe fixant le début de la sous-vague C-5 à 5.027 points début février ne permet d’en compter que quatre pour le moment. Il manquerait donc une nouvelle phase de baisse pour compléter la structure de cette sous-vague C-5 qui se déploierait probablement à l’intérieur d’un biseau descendant (3).
Dans l’état actuel de la configuration graphique et «elliottiste», la probabilité est donc élevée que le CAC 40 comble le gap ouvert mardi dernier à 4.553-4.648 points et teste le plus bas touché il y a deux semaines à 4.417 points, voire la région des 4.285 points, avant de tenter à nouveau de se reprendre. La région des 4.285 points correspond, entre autres, au deuxième retracement de Fibonacci de l’impulsion majeure (4) initiée à 2.400 points en mars 2003 et qui a précédé la correction amorcée à 6.168 points. Cette région constitue donc, selon la théorie des Vagues d’Elliott, un objectif secondaire de cette correction baissière entamée en mai dernier.
(1) Un gap est une plage de cours à l’intérieur de laquelle aucune cotation n’a eu lieu. Ce gap n’est pas visible sur un graphe en données hebdomadaires.
(2) Plus bas de juin 2006 et de janvier 2008.
(3) Triangle orienté vers le bas. Configuration annonçant un retournement à la hausse.
(4) Un cycle de vagues d’Elliott est constitué d’une phase d’impulsion et d’une phase de correction.
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