CAC 40: la forte reprise amorcée à 2.465 points est probablement technique
Le CAC 40 a progressé de 4,16 % à 2.959 points la semaine dernière, enregistrant ainsi sa quatrième semaine de hausse consécutive.
Cela étant, il n’est pas sorti du canal baissier au sein duquel il évolue depuis juin 2007 (1) et dont la borne supérieure, qui perd 36,4 points chaque semaine, passe à 3.467 points cette semaine. Aussi, malgré l’ampleur des gains enregistrés depuis début mars (16,7 %), il serait prématuré de conclure à un retournement durable à la hausse.
Et ce d’autant plus que l’analyse «elliottiste» inter-marchés suggère que le mouvement baissier qui a débuté à 6.168 points en juin 2007 s’inscrit dans une grande correction baissière qui n’est probablement pas terminée.
En effet, le passage, début mars, de l’Euro Stoxx 50 sous le niveau clé des 1.848 points – le plus bas de mars 2003 - laisse penser que l’indice paneuropéen développe une correction en trois temps (A, B et C) depuis le plus haut historique inscrit en mars 2000 à 5.522 points (L’AGEFI du 16 mars). Ainsi le CAC 40, dont la configuration technique est très proche de celle de l’Euro Stoxx 50, développerait également une correction en A-B-C à partir du plus haut historique inscrit à 6.945 points en septembre 2000 (voir le décompte sur le graphique ci-contre).
Sachant que dans la majeure partie des corrections baissières en A-B-C, la vague C emmène les cours en dessous de l’extrême de la vague A (le plus bas de mars 2003 à 2.401 points dans le cas du CAC 40), on doit, en l’absence de signal de retournement durable à la hausse, considérer que la vague C que le CAC 40 a entamée à 6.168 points en juin 2007 ne s’est pas achevée à 2.465 points le mois dernier.
Dans ce contexte graphique et «elliottiste», la reprise amorcée début mars à 2.465 points doit être considérée comme une phase de consolidation avant que le CAC 40 ne reprenne le chemin de la baisse. Le risque est donc grand que l’indice revienne sur le plus bas touché en mars à 2.465 points avec des paliers importants à 2.840-2.895 points (gap ouvert à la hausse jeudi dernier) et 2.720 points. La très probable cassure de la zone de support établie à 2.400-2.465 points, élargie au niveau de pullback situé à 2.360 points (plus haut de février 1994), devrait libérer un potentiel de baisse jusqu’à la borne basse du «macro canal baissier potentiel» à l’intérieur duquel cette correction en A-B-C se déploie. Cette droite de support potentielle, tracée dans une échelle logarithmique (2), passe ce mois-ci à 2.158 points et baisse de 3,2 points chaque mois.
(1) Le canal baissier tracé sur le graphique ci-dessus l’est à titre indicatif, le vrai canal étant tracé dans une échelle linéaire.
(2) L’échelle logarithmique est utilisée lorsque l’amplitude d’une tendance est très importante afin que des variations en pourcentage équivalentes aient un impact graphique identique.
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