CAC 40 : la barre des 3.600 points est sous pression
Le CAC 40 a progressé de 1,78 % à 3.582 points la semaine dernière. Il a prolongé ainsi la hausse amorcée début juin à 2.920 points et surtout approché la limite du scénario baissier privilégié depuis le début de cet été.
Le profil d’une phase de consolidation (1) qui a été celui de la reprise développée de 2.695 à 3.600 points entre septembre 2011 et mars dernier, alors que les cours doivent alterner consolidations et mouvements directionnels, ainsi que la cassure, début juin, du support des 2.065 points par l’Euro Stoxx 50, dont la configuration est proche de celle du CAC 40, ont amené à penser que la dynamique enclenchée par l’indice parisien à 3.600 points est directionnelle (L’Agefi du 11 juin dernier).
Dans ce cas, cette dynamique, qui s’inscrit dans la tendance baissière engagée en février 2011 à 4.170 points, n’est vraisemblablement pas terminée. Sauf à considérer qu’il s’agit d’un mouvement dit avorté, cette phase de baisse directionnelle devrait en effet ramener le CAC 40 au moins au point de départ de la dernière grande phase de correction haussière, soit la région des 2.695 points.
Dans cette logique, malgré son ampleur, la remontée initiée début juin à 2.920 points doit être considérée comme un mouvement destiné à consolider la descente entamée quelques mois plus tôt à 3.600 points. Ce seuil constituant une limite à la consolidation à la hausse en cours, l’indice parisien devrait immédiatement se réorienter à la baisse. Les supports qui se situent à 3.370 et 3.285-3.290 points devraient alors former les premiers paliers importants sur le chemin du retour à 2.920 puis 2.695 points. Cela étant, l’absence de signe de faiblesse du CAC 40 à l’approche de la zone de résistance des 3.600-3.605 points (2) oblige à envisager l’éventualité d’un franchissement de cette région.
Le mouvement enclenché à 2.920 points ne pourrait plus alors être considéré comme une séquence destinée à consolider la baisse entamée à 3.600 points. Il viserait à prolonger la reprise amorcée à 2.695 points sans pour autant nécessairement signifier qu’une progression durable est en cours. Il pourrait en effet s’agir d’une correction prononcée de la dynamique baissière engagée en février 2011 à 4.170 points. Aussi, dans l’attente du développement de configurations graphiques et/ou de signaux de la part des indicateurs numériques permettant de mieux cerner la nature de la hausse initiée à 2.695 points, la prudence devra-t-elle être de mise, et ce en particulier tant que l’indice sera sous le gap ouvert à la baisse en juillet 2011 à 3.890-3.915 points.
(1) Mouvement structuré en trois grandes phases.
(2) Plus haut de mars dernier et 3ème retracement de Fibonacci de la tendance déployée entre 4.170 et 2.695 points.
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