Bureau Veritas affiche toujours des ratios voisins de ceux de SGS
Alors que certains experts jugeaient à l’automne que le suisse méritait une prime, les deux titres ont connu depuis des parcours similaires
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Olivier Decarre
En octobre, les actionnaires de Bureau Veritas avaient choisi d’introduire le groupe dans le haut de fourchette, faisant ressortir une valeur d’entreprise de 15 fois l’Ebit de l’année en cours. Un ratio équivalent à celui du suisse SGS. Certains experts avaient alors jugé le prix un peu élevé, notant que le suisse méritait une prime, de par son portefeuille mieux diversifié, ses marges plus élevées et sa part de marché supérieure.
Pourtant, depuis cinq mois, force est de constater qu’en Bourse, Bureau Veritas n’a pas cédé de terrain face à son concurrent. Certes, son action a perdu 5 %. Mais celle de son concurrent a aussi reculé, de 7 %. Ainsi les ratios restent sensiblement comparables. Bureau Veritas « se traite sur des niveaux de valorisation VE/Ebit 2008 et 2009 de 13,3 et 11,5 », constate Aurel. En face, le consensus Bloomberg laisse apparaître des ratios respectifs de 13,03 et 11,7 pour SGS. Quant au britannique Intertek, il n’est que très légèrement mieux valorisé à 13,32 fois et 12,06 fois son Ebitda attendu pour 2008 et 2009.
Aux yeux du marché, les résultats 2007 confirment en tout cas les espoirs placés dans le groupe. Sa marge opérationnelle (ajustée) demeure certes un cran en dessous de celle de SGS (15,1 % contre 16,3 %). Mais Bureau Veritas est dans une dynamique de progression avec un gain de 60 points de base en un an (et même 90 pb hors acquisitions) contre +50 pb pour le suisse. Le bureau de recherche Helvea n’a d’ailleurs pas hésité à évoquer de « bons résultats » tandis que chez Aurel on souligne également les « perspectives 2008 encourageantes ».
Ayant confirmé, comme SGS, selon Helvea, que « l’environnement favorable demeure inchangé dans cette industrie », Bureau Veritas vise une hausse de ses facturations et de son opérationnel ajusté supérieure à 15 %. L’objectif d’ajouter 150 pb à la marge (hors acquisitions) par rapport aux 14,5 % affichés en 2006 reste par ailleurs d’actualité pour 2011.
Là encore SGS devrait garder un peu d’avance, le consensus voyant à terme sa marge autour de 16,8 %. Néanmoins au vu des perspectives, l’écart de rentabilité devrait peu à peu se réduire, jusqu’à 80 pb contre 130 pb en 2006. Une dynamique qui aux yeux des experts justifie de maintenir des ratios comparables. De fait, ils accordent la même marge de progression de 10 % aux deux titres.
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