Bruxelles refuse la perspective britannique d’un « Brexit à la carte »
Le Royaume Uni a toujours pensé que la porte du marché unique ne devait pas forcément être ouverte ou fermée, et qu’un régime intermédiaire, qui lui serait particulier, était négociable.
Bruxelles, par la voiex du Président du Conseil Européen, lui a répondu hier qu’il faisait fausse route.
Entre le régime d’accès, avec les contreparties nécessaires, au marché unique qu’a choisi la Norvège, et l’accord commercial classique qu’a obtenu le Canada, il n’y a pas de voie médiane.
Tel est le message adressé hier par Donald Tusk au Premier ministre britannique Theresa May.
La fin de non-recevoir au discours de celle-ci vendredi est polie mais ferme. Elle doit être entérinée par un Sommet de l’Union à la fin du mois.
En particulier, aucune mention n’est faite des services financiers dans le document préparatoire rédigé par la Commission.
Pour la Grande-Bretagne, il s’agit d’un secteur à part : le ministre britannique des Finances Philip Hammond souligne que son inclusion conditionne un accord « équilibré » de libre-échange bilatéral.
A l’inverse, martelait mardi son alter ego français Bruno Le Maire, les services financiers ne relèvent pas pour l’Europe du domaine commercial mais du régime de l'équivalence.
C’est celui selon lequel sont régies les relations financières avec les Etats-Unis ou le Japon.
Il se borne à s’accorder la liberté réciproque d’établissement en donnant la primauté aux régulateurs de chaque partenaire.
Londres est d’ailleurs mis en garde contre la tentation de jouer la carte du « moins disant réglementaire » pour maintenir sa prééminence financière.
En clair, sauf changement de pied britannique, la City ne pourra espérer travailler comme par le passé avec un régime de faveur.
Plus d'articles du même thème
-
Getlink prédit un essor spectaculaire des voyages en train sous la Manche
L'opérateur du tunnel sous La Manche compte sur l'arrivée de concurrents à la SNCF pour augmenter le trafic alors que son infrastructure ne tourne aujourd'hui qu'à 50% de ses capacités. -
Pour les émergents, le reflux des prix de l'énergie ne conduira pas à des politiques monétaires assouplies
Une dizaine de banques centrales (Afrique du Sud, Indonésie...) ont depuis le début du mois de mars augmenté leurs taux directeurs, estime Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory. Les marges de manœuvre pour faire machine arrière s'annoncent étroites. -
Mubadala Capital doit encore convaincre 10% du capital de Pierre & Vacances
La filiale du fonds souverain d’Abou Dhabi vient d’obtenir du fiduciaire Pristine l’engagement d’apport de ses 11,5% du capital et de 38,8% des BSA créanciers en circulation. -
Crypto : Finary reçoit son agrément MiCA
Cette autorisation européenne permet à la plateforme de continuer à proposer des investissements en cryptomonnaies. -
Klarna tente l'aventure bancaire américaine
Après avoir obtenu une licence bancaire en Europe dès 2017, Klarna souhaite avoir le même statut aux Etats-Unis en établissant une filiale bancaire dans l'Utah. -
BlackFin conclut l'acquisition d'Arendt Investor Services
Le fonds de private equity BlackFin Capital Partners a annoncé, début juillet, la finalisation de l’acquisition d’Arendt Investor Services (AIS), fournisseur de services aux gestionnaires de fonds et ex-propriété du cabinet luxembourgeois Arendt. L’opération avait été annoncée fin novembre 2025 et valorise AIS à 500 millions de dollars. Elle inclut le gestionnaire de fonds d’investissement alternatifs, AManco.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- BlackRock remporte un mandat de 10 milliards d'euros
- LBP AM transfère la gestion de ses opérations de Natixis IM OS vers Alto
- Perpetual rejette une offre de rachat de 1,7 milliard de dollars d'EQT
- Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
Contenu de nos partenaires
-
Règlement de comptesMain tendue à Edouard Philippe : la charge de Michel Barnier contre Laurent Wauquiez
En réunion de groupe, l'ancien Premier ministre a vertement reproché au chef des députés de la Droite républicaine ses mots aimables à l'égard d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal -
Assurance : « Le risque climatique est désormais un critère de l'évaluation immobilière »
François-Xavier Leoni est directeur de Bessé Immobilier et construction, groupe nantais d'envergure nationale de conseils en assurances pour les entreprises. -
La Fabrique de l'Opinion« La capitalisation permet une optimisation du rendement de l'épargne des futurs retraités et un soutien au financement de l'économie »
Philippe Setbon, président de l'AFG, défend un basculement vers la capitalisation obligatoire pour tous les salariés du privé de moins de 40 ans, un pari sur le long terme face au déclin démographique et à la pression sur les pensions