Bruxelles pourrait donner un délai à Paris sur les déficits
La Commission européenne a revu en forte baisse vendredi ses prévisions économiques pour la France et ouvert la voie à un possible report à l’an prochain de l’objectif de déficit public à 3% du PIB que le pays s'était engagé à respecter en 2013. L’exécutif européen n’anticipe plus qu’une croissance de 0,1% cette année en France, un niveau proche du consensus des économistes et nettement plus bas que l’hypothèse de 0,8% sur laquelle le gouvernement a bâti son budget. En conséquence, il estime que le déficit public de la France devrait atteindre 3,7% du produit intérieur brut fin 2013. Il continuerait à progresser à 3,9% à politique inchangée en 2014, année pour laquelle la Commission prévoit une croissance limitée à 1,2% pour la France, là où la loi de programmation des finances publiques tablait jusqu’ici sur 2%. Commentant ces chiffres lors d’une conférence de presse, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a laissé entendre que l’Union européenne pourrait faire preuve d’indulgence pour la France cette année au vu de l’environnement économique difficile de la zone euro. Dans ses dernières prévisions, la Commission anticipe une dette publique de la France à 93,4% du PIB cette année et 95,0% l’an prochain.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed passe son tour, Jerome Powell aussi
La Réserve fédérale américaine maintient ses taux inchangés mais conserve un « biais accommodant ». Jerome Powell restera gouverneur de l'institution pour une durée indéterminée à la fin de son mandat de président. -
Les prix du gaz naturel européen redeviennent une préoccupation
Les cours de l’énergie ont à nouveau bondi mercredi après des informations selon lesquelles le président Donald Trump aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé de l’Iran. Un décalage d’un mois ne serait pas dramatique pour les prix du gaz européen. Un décalage de deux mois pourrait en revanche changer le calendrier de reconstitution des stocks, et causer un cercle vicieux pouvant ramener les cours TTF au-dessus de 100 euros/MWh. -
L'érosion des frais d'investissement s'accentue
Selon l’Autorité des marchés financiers, les coûts des placements poursuivent leur repli en 2025. Une dynamique portée par la gestion indicielle et la montée des acteurs à bas coût. -
Michelin confirme ses objectifs 2026
En dépit de facturations en recul au 31 mars, pénalisées par les changes, le fabricant de pneumatiques anticipe toujours une génération de cash-flow libre avant acquisitions supérieure à 1,6 milliard d'euros en 2026. -
Le Parlement change de braquet contre la fraude fiscale
Un accord trouvé en commission mixte paritaire ouvre la voie à un arsenal renforcé contre la fraude fiscale, et élargit les obligations déclaratives en matière de lutte anti-blanchiment à de nouveaux acteurs. -
Bitstack veut devenir le compte principal de ses clients
La fintech française, spécialisée dans l’épargne en bitcoin, veut offrir à ses clients dans les prochains mois un compte en euros avec un IBAN français. Elle a levé 15 millions de dollars en décembre dernier.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Action-réactionCéline Calvez (EPR) : « L’audiovisuel public sera une problématique incontournable de la prochaine présidentielle »
La députée macroniste, vice-présidente de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, revient sur le rapport de Charles Alloncle et dévoile la contribution que va déposer son groupe -
Fait minoritairePrésidentielle : les candidats s'inquiètent déjà de leur future majorité
Dans un entretien à l'AFP, Marine Le Pen estime qu'il serait préférable de gagner face à Edouard Philippe plutôt que Jean-Luc Mélenchon, pour revendiquer une victoire de choix et non de rejet. Une façon de jouer l'apaisement alors que certains craignent de ne pas disposer d'une majorité pour gouverner -
Vieille lune« Démarchandisation » : Boris Vallaud, marchand de rêves
Le rival d'Olivier Faure au PS, Boris Vallaud, tente de renouveler les idées de la gauche. Son concept de « démarchandisation » passe à côté de nombreux problèmes économiques et sociaux de la France