Bruxelles franchit, avec le cas Apple, un Rubicon fiscal
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Philippe Mudry
C’est un véritable Rubicon fiscal que l’Union européenne à franchi en imposant à l’un de ses membres, l’Irlande, de réclamer 13 milliards d’euros d’impôts à Apple. Pour au moins trois raisons.
Primo jamais une telle somme n’avait été réclamée par Bruxelles dans le cadre d’une procédure de sanction.
Elle est grosso modo dix fois plus élevée que la plus élevée jamais imposée jusque-là.
Deuxio, elle constitue l’application la plus radicale par la Commission de son approche fiscale de l’aide d’Etat.
Cette approche est nouvelle car elle positionne Bruxelles sur un terrain, la fiscalité, qui demeure en principe du ressort des Etats.
Elle considère que l’Irlande y a recouru en autorisant Apple à ne payer qu’une infime fraction de l’impôt dû grâce à un régime de faveur que Dublin lui aurait réservé.
Apple, tout comme Dublin, contestent en bloc ces arguments et feront appel.
Tertio, cette décision met l’Union en opposition frontale avec les Etats-Unis.
Le dossier est très complexe car il met en jeu plusieurs accords internationaux. Là encore des contentieux sont à prévoir.
Washington considère qu’en agissant ainsi, Bruxelles taxe indûment des profits appelés à être rapatriés aux Etats-Unis.
Car ils résultent pour l’essentiel de droits de propriété intellectuelle ayant leur origine outre-Atlantique.
En frappant par le truchement du régime de l’aide d’Etat, Washington juge la Commission outrepasse ses droits, et commet même le péché d’extraterritorialité fiscale.
Une accusation qui ne manque pas de sel venant d’un pays qui a inventé le règlement FATCA !
Il est vrai que la perspective de s’assurer le droit de taxer la montagne de profits qu’Apple a amassée à l’étranger justifie bien quelques outrances.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Si les candidats de gauche ont appelé à plus de justice fiscale et à taxer davantage les grandes entreprises, l'allègement de certaines charges, comme les impôts de production, et davantage de simplification ont rencontré un certain consensus.
Après Harvest et la DGFiP, le groupe Orion est à son tour touché par une cyberattaque, non pas via ses propres infrastructures, mais à travers le piratage du poste d'un de ses clients CGP.
Pas de trêve estivale pour les SCPI. La rédaction de L’Agefi Patrimoine vous propose un condensé des actualités des mois de juillet et d'août : acquisitions, cessions, liquidités, nominations…
Le premier constructeur chinois de voitures électriques a trouvé dans les exportations une réponse commerciale efficace pour relancer ses ventes et circonscrire la guerre tarifaire sur son marché domestique.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Etre libre, ce n’est pas obtenir une réponse ajustée à ses préférences ; c’est pouvoir s’en dégager, se déjuger, consentir à un effort, recevoir un héritage et le transformer
Première licorne tricolore dans le domaine de l’informatique quantique, Pasqal entre ce vendredi 28 août à la bourse de New York et lève 360 millions de dollars.
D’ici 2030, les femmes détiendront plus de la moitié de la richesse mondiale, une première dans l’histoire de l’humanité. Au risque de paraître cyniques, prendre soin des femmes, c’est prendre soin du capital et de son utilisation