Bruxelles critiquée pour sa gestion de l’assistance aux pays en crise
La Commission européenne a-t-elle géré correctement l’assistance financière apportée aux pays membres en difficulté? Plutôt non répond la Cour des comptes européenne qui a publié, mardi 26 janvier 2015, son rapport sur la gestion de ces programmes par Bruxelles (voir l’article de l’Agefi Quotidien du 27 janvier 2015), intitulé «L’assistance financière aux pays en difficulté».
«Les procédures étaient dans l’ensemble faibles», estime la Cour après six mois d’enquête couvrant, pour la zone euro, les programmes irlandais et portugais, et hors zone euro les plans hongrois, roumain et lituanien. «Différences de traitement entre pays, contrôle de la qualité limitée, monitoring faible et carences dans la documentation», sont quelques unes des défaillances relevées par la Cour dans la gestion de ces programmes par Bruxelles.
La Cour dénonce l’absence de cadre clair d’échange d’informations entre les membres de la troïka (Commission, BCE, FMI). L’expertise de la BCE sur l’opportunité de faire participer les créanciers obligataires seniors au renflouement des banques irlandaises «aurait dû être partagée», écrivent encore les auditeurs de Luxembourg.
Mardi, une porte-parole de la Commission européenne a indiqué qu’elle avait «pris note» de ces constats et que certains changements avaient été déjà faits. Elle a invoqué «une courbe d’apprentissage très raide» et de «fortes contraintes sur les ressources» pour justifier les défaillances épinglées. Le rapport a été transmis au Parlement européen.
Plus d'articles du même thème
-
STMicroelectronics relève sa cible de ventes dans les centres de données
Au deuxième trimestre, le fabricant de semiconducteurs a enregistré une croissance de près de 13% et sa marge brute s'est améliorée d'un point. -
Dassault Systèmes confirme l'acquisition d'ArisGlobal et ses ambitions annuelles
L'éditeur de logiciels a annoncé la reprise du groupe américain pour 1,8 milliard de dollars à l'occasion de la publication de ses comptes trimestriels. -
Wellington, Vanguard et Blackstone lancent deux produits en commun
Il s'agit de deux fonds mêlant coté et non-coté et qui seront distribués dans un premier temps dans les réseaux de banque privée de Merrill et de Bank of America. -
Thales maintient ses objectifs 2026 malgré la baisse de son profit net
Les résultats du groupe ont été pénalisés par une charge exceptionnelle mais le secteur de la défense continue à porter sa croissance. -
BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
Les encours de la gestion d'actifs de BNP Paribas ont progressé de 4,7% sur le trimestre, ressortant à 1.732 milliards d'euros au 30 juin 2026. -
Le FMI plaide pour un cloisonnement juridique des mandats des fonds souverains
Yan Liu, directrice du département juridique du FMI, appelle à revoir le cadre légal des fonds souverains, dont les actifs ont atteint 15.820 milliards de dollars selon Global SWF.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- Arnaud Jacquemin et Gaëlle Duclos (Société Générale Securities Services) : « La taille n’est qu’une dimension de notre compétitivité »
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- Amundi va générer une plus-value de 300 millions d'euros avec l'IPO de SBI FM
- Fabrice Kremer va succéder à Guy Wagner en tant que directeur des investissements de BLI
- Echiquier Gestion Privée mise sur l'architecture ouverte pour séduire de nouveaux clients
Contenu de nos partenaires
-
IA-commerceCdiscount continue sa mue technologique avec son « usine agentique »
L'enseigne dirigée par Thomas Métivier déploie une infrastructure où plusieurs intelligences artificielles coopèrent pour accélérer et sécuriser le développement logiciel -
Coulisses« Ferme » mais ouvert au dialogue : ce Français chargé de négocier avec la Chine
La Commission européenne a nommé cet été un Monsieur Chine, dont la mission consiste à coordonner le travail en interne et à aller au contact des négociateurs de Pékin -
FeuilletonMonique Barbut, la bombe qui n’en finit pas d'embarrasser Lecornu
Le chef du gouvernement doit désormais composer avec une ministre imprévisible qui a menacé de démissionner à au moins trois reprises en neuf mois. Une répétition qui a démonétisé l’arme de négociation favorite de Monique Barbut