British Energy n’exclut pas un rachat par un concurrent
Pour les analystes, le gouvernement britannique devrait plutôt céder ses 35 % aux différents partenaires de British Energy dans le nucléaire
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
Accélération des discussions autour de British Energy. « Le conseil annonce que la société est en discussions avec des parties intéressées dans le cadre d’une réflexion sur son avenir et sur ses projets de jouer un rôle central dans tout nouveau programme nucléaire, a précisé l’énergéticien britannique. Des discussions qui pourrait conduire à un rapprochement d’activité ou à une offre, bien qu’il n’y ait aucune certitude qu’une offre soit faite ». Ces propos ont fait bondir le titre à Londres de près de 20 %, avant de clôturer à 6,41 pence (+12,55 %).
Le 6 février dernier, British Energy avait promis de « probablement annoncer plusieurs partenariats d’ici la fin de l’exercice, clos fin mars », étant en discussions avec une dizaine de partenaires potentiels pour la construction de centrales nucléaires. En juin dernier, le gouvernement avait déjà réduit sa participation de 65 % à moins de 36 %, soit 450 millions de titres, pour 2,4 milliards de livres.
Selon le Financial Times de samedi, le gouvernement britannique serait prêt à céder ses 35,2 % de British Energy, et E.ON, RWE, EDF, Iberdrola et Centrica auraient déjà été contactés pour le rachat de cette participation, valorisée au minimum à 2 milliards de livres (autour de 2,3 milliards au cours d’hier, soit 2,9 milliards d’euros). Pour l’heure «le gouvernement continue de réfléchir à sa participation dans British Energy», se borne à préciser un porte-parole du ministère des Entreprises. EDF (comme Iberdola, RWE et Centrica) se refuse à tout commentaire, rappelant seulement sa volonté affichée depuis le mois de janvier de participer à la relance du nucléaire en Grande-Bretagne.
Autre possibilité : le gouvernement britannique, conseillé par UBS, pourrait vendre sa part aux différentes sociétés partenaires du programme nucléaire de British Energy, conseillé par NM Rothschild, anticipe Tina Cook, analyste chez Charles Stanley. «Il est difficile d’imaginer qu’un gouvernement prenne le risque d’affronter les difficultés politiques qu’entraînerait la vente de ses infrastructures nucléaires à un groupe étranger unique», ajoute Lakis Athanasiou, analyste chez Evolution Securities. Toutefois, si un seul acteur reprend la totalité de la part du gouvernement, il sera obliger de lancer une offre sur l’ensemble du groupe.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides