Brexit, le marché ne pense plus qu’à ça!
Entre la prochaine réunion de la Réserve fédérale et l’entrée de la BCE sur le marché de la dette d’entreprise la semaine dernière, ce ne sont pas les sujets d’intérêt qui manquent pour les investisseurs.
Mais il en est un qui domine tout, écrase tout, justifie tous les fantasmes : le Brexit.
Or depuis que les sondages ont montré une remontée du risque, celui-ci est entré dans la catégorie des hypothèses extrêmes de marché qui justifient des achats de couverture spécifiques.
C’est surtout vrai s’agissant du niveau de la livre à horizon d’un mois. L’indicateur qui en rend compte n’a jamais été aussi élevé depuis la chute de Lehman Brothers, rien que ça.
De quoi donner une idée de la fébrilité générale à l’approche du rendez-vous du 23 juin.
Ce n’est pas que le marché joue une victoire du Brexit.
Car les indicateurs qui rendent compte de ce risque continuent de pronostiquer une victoire du camp du maintien, à une probabilité proche des 2/3.
Mais c’est la gravité des conséquences d’une sortie qui parait de mieux en mieux perçue.
Conséquences à court terme sur le niveau de la livre, une baisse de 20% étant évoquée par les courtiers ;
conséquences sur la valorisation de l’immobilier, si important Outre-Manche, avec là encore le chiffre de 20% qui hante l’esprit des grands investisseurs.
Mais au-delà, ce qui inquiète, ce sont les conséquences sur la croissance en Grande Bretagne et en Europe, et le choc à redouter pour le commerce mondial.
Enfin, c’est l’effet domino qui pourrait en résulter en Europe du fait des référendums qui les membres insatisfaits de l’Union pourraient organiser qui est le plus dangereux.
C’est d’abord ce que redoute à juste titre le ministre allemand Wolfgang Schaüble.
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