BNP Paribas vise le top 10 européen des ETF avec Theam
Le groupe s’est doté d’une force commerciale dédiée à la gestion passive et d’une nouvelle Sicav luxembourgeoise. Il veut tripler ses encours d’ETF d’ici à 2020.
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Amélie Laurin
Theam veut augmenter la part de ses clients externes à BNP Paribas.
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RK
Face aux géants américains iShares et Vanguard, et même face aux français Lyxor et Amundi ETF, BNP Paribas fait figure de petit acteur du marché des ETF (exchange-traded funds ou fonds indiciels cotés). «Nous sommes 14e en Europe et notre objectif est de revenir dans le top 10 des émetteurs en Europe», a annoncé hier Isabelle Bourcier, qui a pris en juin dernier la tête de l’activité solutions indicielles et ETF de Theam, la filiale de gestion indicielle, protégée (fonds garantis) et modélisée de BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP). Sous la direction de cette ancienne de Lyxor et d’Ossiam (Natixis), le pôle de gestion passive de Theam veut tripler ses encours d’ETF d’ici à 2020 et doubler l’ensemble de ses encours indiciels sur la même période.
Sur ses 38 milliards d’actifs au 30 juin, la société gérait 14,7 milliards d’euros de produits passifs, dont 4,2 milliards d’ETF. Amundi affiche aujourd’hui 20 milliards d’euros d’ETF et Lyxor 46 milliards d’encours indiciels.
Pour croître, Theam compte sur l’engouement pour la gestion passive en Europe, où les volumes progressent de 24% par an en moyenne depuis dix ans selon le cabinet ETFGI. Elle mise aussi sur la directive MIF 2 qui pourrait favoriser les fonds à frais réduits comme les ETF. Son entrée en vigueur a toutefois été repoussée d’un an, à janvier 2018. D’ici là, la société de gestion aura renforcé son équipe commerciale, avec déjà l’arrivée d’un responsable des ventes pour les pays germanophones. Pour les ETF, «il n’y avait pas de force ni de marketing dédiés depuis longtemps», pointe Isabelle Bourcier. Après les pays germaniques et l’Italie, Theam espère exporter ses fonds passifs au Benelux, en Scandinavie et au Royaume-Uni, et augmenter la part de ses clients externes à BNP Paribas (environ 40% des encours indiciels aujourd’hui).
Au-delà de ses 50 ETF «cœur de portefeuille», thématiques (immobilier coté, infrastructures, etc.) et smart beta, dont beaucoup de petite taille, Theam continue d'étoffer son offre, notamment dans l’obligataire. Depuis fin 2015, ses ETF sont logés dans une Sicav luxembourgeoise baptisée BNP Paribas Easy, qui se substitue à la marque EasyETF. Ce chantier a visiblement pénalisé les ventes : depuis le début de l’année, la collecte indicielle est «flat» (nulle), indique Denis Panel, directeur général de Theam.
Fondée par Laurent Dobler, Nicolas Kieffer et Victor Gutzwiller, la jeune boutique parisienne lance sa première Sicav luxembourgeoise et anticipe un retour des allocataires d’actifs vers la gestion de conviction.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part.
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
La commission d’enquête parlementaire visant à cartographier les « dépendances numériques » de la France a rendu ses conclusions. Elle suggère notamment que l’État prenne des parts dans plusieurs entreprises du secteur.
Selon une note du Haut-commissariat au plan publiée ce jeudi, à politique constante, le déficit public de la France atteindrait 6,2 % en 2035, puis 8,3 % en 2050
Contre l'inertie des responsables politiques liée au poids des retraités, Jonas Haddad appelle à « ouvrir les vrais débats » en 2027 : fiscalité des actifs, rapprochement du salaire brut et du salaire net et capitalisation