BNP Paribas signe une collecte record en gestion d’actifs
Au troisième trimestre, les ventes de BNP Paribas IP ont atteint leur plus haut niveau depuis la crise de 2007, alors que Natixis Global AM est à la peine aux Etats-Unis.
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Amélie Laurin
Les encours sous gestion de BNPP IP repassent à fin septembre au-dessus des 400 milliards d’euros.
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Les dynamiques s’inversent entre les filiales de gestion des banques françaises. BNP Paribas ne s’en est pas vanté, mais sa filiale BNP Paribas Investment Partners a réalisé une collecte record au troisième trimestre, grâce notamment à ses «fonds diversifiés et obligataires». A 13,6 milliards d’euros de flux nets, il s’agit de sa meilleure performance depuis au moins le début de la crise financière en 2007, selon le relevé réalisé par L’Agefi. Alors que BNPP IP restait en décollecte nette à-mi 2015, ses ventes atteignent depuis environ 30 milliards d’euros en cumulé, non loin des 40 milliards visés dans son plan 2014-2016. Ses encours sous gestion repassent également au-dessus des 400 milliards, à 413 milliards d’euros à fin septembre. Un signal positif, à quelques mois de la présentation de sa nouvelle feuille de route.
A l’inverse, le bon élève Natixis Global Asset Management (NGAM) accuse 8 milliards d’euros de retraits au troisième trimestre et 11 milliards depuis le début de l’année. L’essentiel des sorties provient des Etats-Unis en raison de retraits importants chez son affilié Harris Associates, après une période de forte croissance. «Cela prendra encore six mois pour que Harris commence à générer des flux», a prévenu la semaine dernière Laurent Mignon, directeur général de Natixis, lors de la présentation de ses résultats aux analystes. Alors que ses revenus aux Etats-Unis ont reculé de 9% sur les neuf premiers mois de l’année, la filiale de gestion de Natixis, se serait bien passée d’une victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Elle devrait se traduire par une «activité plus faible», a prévenu Laurent Mignon. Désormais, l’Europe pèse plus de la moitié des encours de NGAM, avec 400 milliards d’euros sur un total de 798 milliards à fin septembre. L’assureur Axa reste lui aussi à la peine outre-Atlantique où sa filiale Alliance Bernstein totalise 12 milliards de sorties sur neuf mois, contre 30 milliards de collecte pour Axa IM (essentiellement en Asie).
Enfin le leader français Amundi revendique 22,3 milliards d’euros de flux positifs au troisième trimestre, dont 13,8 milliards sur les produits de trésorerie qui avaient subi des retraits importants au printemps. La filiale cotée du Crédit Agricole totalise toutefois seulement 39,1 milliards d’euros de collecte sur neuf mois, contre 65,8 milliards un an plus tôt. Ses encours s’installent, eux, au-dessus de la barre des 1.000 milliards, à 1 .054 milliards à fin septembre.
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