BNP Paribas confirme le redressement de sa gestion
Sous la menace de lourdes sanctions des autorités américaines, BNP Paribas compte plusieurs motifs de réconfort. L’un d’eux est la confirmation du redressement de sa gestion d’actifs au premier trimestre 2014. Dans cette activité (hors gestion de fortune, immobilier et assurance), BNP Paribas affiche une collecte nette de 800 millions d’euros. Le montant n’est guère impressionnant, mais c’est la tendance qui compte: au quatrième trimestre 2013, la filiale de gestion de la banque avait mis fin à une série noire de six trimestres de décollecte consécutifs grâce à un flux net de 200 millions.
Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas, a attribué ce succès au plan de redressement, qui met l’accent sur la clientèle institutionnelle à partir de Londres et les pays émergents. BNP Paribas affiche enfin une légère progression de ses encours sous gestion (+1,6% à 376 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2013).
Les institutionnels ont également soutenu Amundi (contrôlé à 75% par le Crédit Agricole et 25% par la Société Générale). Grâce à une contribution nette de 4,9 milliards d’euros, ils représentent l’essentiel de la collecte totale (6,3 milliards), tandis que la clientèle entreprises a apporté 1,2 milliard et les distributeurs tiers 1,3 milliard. Amundi réduit donc sa dépendance à l’égard de ses réseaux partenaires (Crédit Agricole, LCL, Société Générale et Crédit du Nord): ceux-ci ont accentué leur décollecte (-1,6 milliard début 2014, contre -300 millions au dernier trimestre 2013). Les encours atteignent 796,5 milliards (+2,5%) et confortent Amundi dans sa place de leader français de la gestion.
Sortir de l’Hexagone peut en effet être salutaire. C’est encore le cas pour Natixis Global Asset Management (NGAM), dont les activités américaines ont tiré la collecte: grâce à un flux net de 8,6 milliards d’euros, NGAM affiche la meilleure performance parmi les filiales de gestion des groupes financiers français. Mais la plateforme de distribution aux particuliers aux Etats-Unis représente à elle seule 6 milliards. Une performance qui permet à NGAM de se rapprocher d’Amundi, avec 653 milliards d’euros d’actifs sous gestion (+3,8%).
A l’opposé, Axa a connu des fortunes inverses: Axa IM (+4,8 milliards) a compensé les difficultés de sa filiale américaine AllianceBernstein (-3,3 milliards), comme au trimestre précédent. Axa IM gère désormais 534 milliards d’euros (+2%) et sa consœur américaine 349 milliards (+2%).
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