BNP Paribas Assurance signe le premier accord de bancassurance en Algérie
Cardif se lie à la Caisse d’Epargne locale pour distribuer, dans un premier temps, des assurances emprunteurs avec des crédits immobiliers
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Annelot Huijgen
Le « premier accord de bancassurance » d’Algérie, depuis son autorisation à la fin de l’année dernière, est à mettre au compte de BNP Paribas Assurance. Cardif El Djazaïr, sa filiale locale, a signé hier un accord de « partenariat global » avec la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP-Banque), qui revendique le titre de « principale banque de détail algérienne » avec plus de 3 millions de clients et 206 agences. Cette dernière, « leader dans la collecte d’épargne des ménages et dans le crédit immobilier », ambitionne de « de devenir le premier bancassureur en Algérie ».
Les deux nouveaux partenaires commenceront leur coopération dans un des domaines clés de la banque algérienne, car, « dans un premier temps », le réseau de la CNEP-Banque distribuera les produits d’assurance emprunteurs de Cardif avec ses crédits immobiliers. « Notre filiale locale, présente depuis 2006, continuera à commercialiser les assurances des emprunteurs avec nos partenaires existants et futurs de sorte que l’ensemble du marché bénéficie d'économies d'échelle sur cette activité », explique Jean-Betrand Laroche, directeur Amérique latine, Asie et marchés émergents de BNP Paribas Assurance.
« A terme », le partenariat doit prendre la forme d’une coentreprise « pour inscrire cette relation dans la durée ». Cette joint-venture devrait voir le jour « d’ici un à trois ans », précise Jean-Betrand Laroche. Elle proposera l’ensemble des produits d’assurance de personnes, d’assurance-vie, d’épargne et de protection, « Certaines modalités sont d’ores et déjà en cours de définition», ajoute-t-il, mais notamment les participations respectives restent encore à définir. Aux yeux de BNP Paribas Assurance, « la CNEP-Banque est un partenaire idéal, car, par son origine, elle a une légitimité à la fois en prévoyance et en épargne ».
Cardif n’est pas le seul à vouloir entrer sur le « premier marché du Maghreb », avec ses 34 millions d’habitants et son « faible poids du secteur de l’assurance», à savoir 0,55 % du PIB algérien, selon BNP Paribas Assurance. Conjugué à une croissance économique soutenue, plus 6 % en 2006, ces caractéristiques font de l’Algérie « un pays à très fort potentiel » lorgné notamment par Axa, qui avait été banni, comme de nombreux assureurs français depuis 42 ans, du pays. « Ce contentieux [réglé ce mois-ci, ndlr] ne concernait pas Cardif, qui a été créé en 1973 », souligne Jean-Betrand Laroche.
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