AccueilAsset ManagementActualités
Biomnis, acteur n°1 de la biologie spécialisée en France, contraint de renoncer à son projet d’ouverture de son capital à la profession
Biomnis, acteur n°1 de la biologie spécialisée en France, contraint de renoncer à son projet d’ouverture de son capital à la profession
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Philippe Mudry
Il y a quelques mois, Jean-Louis Oger, Président des Laboratoires
Marcel Mérieux, devenus depuis Biomnis, a souhaité profiter du retrait de la Fondation
Mérieux, actionnaire historique du groupe à hauteur de 23 %, pour proposer à la
profession de rentrer dans le capital du premier acteur français de biologie spécialisée.
Un projet ambitieux qui visait à terme la prise de contrôle de Biomnis par la profession.
Pour réussir ce pari, Jean-Louis Oger avait personnellement demandé à des biologistes
représentatifs de la profession et issus de chaque région, d’aider à formaliser les statuts et le
pacte d’actionnaires qui devaient unir la société d’investissement des biologistes libéraux et le
laboratoire Biomnis. « En ouvrant le capital de Biomnis à mes confrères, j’espérais que le plus
important laboratoire de biologie spécialisée français puisse demeurer entre les mains des
professionnels de la biologie. En cette période de profonds bouleversements de notre métier, je
l’envisageais comme un instrument de préservation des valeurs fondamentales du modèle
d’organisation français de la biologie », a déclaré le Président Directeur Général de Biomnis.
La campagne de souscription lancée en janvier en direction de l’ensemble des biologistes
français n’a malheureusement pas rassemblé un nombre suffisant de professionnels. 416
d’entre eux ont souhaité souscrire pour un montant total de 10,7 millions d’euros. Un niveau trop
faible pour envisager une prise de contrôle à terme par la profession. « Pour être crédible, il
aurait fallu au minimum réunir 1 000 biologistes et 30 millions d’euros. Il aurait été possible dans
ces conditions d’envisager les levées de fonds nécessaires pour que la profession devienne
majoritaire à terme. Aujourd’hui, les biologistes qui ont marqué leur intérêt ne seraient
susceptibles de racheter que 5 % du capital de Biomnis. Cela rend de facto illusoire la finalité de
l’opération », a expliqué Jean-Louis Oger.
Le Président de Biomnis a réuni, le 13 mars 2008, les biologistes coordinateurs afin de décider
et réfléchir avec eux de la suite à donner. « Il me semblait impératif de les consulter. Ils ont
accompagné Biomnis depuis le début de cette opération et sont les garants des intérêts des
biologistes. Ils se sont investis, au côté du groupe, pour que l’ouverture du capital à la
profession aboutisse. C’est évidemment avec regret que nous avons décidé ensemble et à
l’unanimité, compte tenu de la situation, de mettre un terme à cette aventure », a t-il ajouté.
Pour Biomnis, la fin du projet d’ouverture du capital aux biologistes a pour conséquence la
nécessité de trouver de nouvelles voies permettant d’assurer la pérennité de l’entreprise. « Je
ne peux assurément pas rester propriétaire à 98 % en nom propre d’un groupe de la taille de
Biomnis. Tout le monde comprendra que cette situation représente un danger pour l’entreprise
et ne permet pas de préparer décemment l’avenir dans un contexte de concurrence accrue et de
concentration tant au niveau national qu’européen. J’espérais sincèrement que la profession
adhère à cette idée qui constituait pour moi l’issue idéale. Mais puisqu’elle en a décidé
autrement, je suis dans l’obligation d’étudier d’autres scénarii. Nous n’avions prévu aucun plan
B. Nous repartons donc d’une page blanche. Mais quel que soit l’avenir de Biomnis, mon
souhait le plus cher est de conserver cette relation privilégiée qui nous unit à la profession
depuis de nombreuses années. », a assuré Jean-Louis Oger. (Communiqué)
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides