Bien que dans la course, Pernod-Ricard n’est pas favori pour Absolut
Au-delà des aspects financiers, les analystes jugent que les concurrents sont mieux placés sur un plan stratégique mais aussi politique
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Decarre
Dans trois semaines, le repreneur de Vin & Spirit (vodka Absolut) devrait être connu. Ce pourrait être Pernod-Ricard, qui fait partie des quatre candidats ayant déposé une offre auprès du gouvernement suédois. Néanmoins, « le succès est loin d’être acquis », résume une note de CM-CIC.
Se pose d’abord la question du financement. Sachant que le groupe ne veut pas de dilution pour cette opération estimée à 4,5 milliards d’euros, «seul un financement par endettement est envisagé», poursuit CM-CIC. Pour l’instant, Pernod dispose de 2 milliards de lignes de crédit et reste soumis à des conventions bancaires limitant sa dette à 4,25 fois l’Ebitda. Dès lors, un rachat impliquerait une renégociation. De fait, « la dette nette approcherait 10 milliards d’euros pour un multiple de dette sur Ebitda de près de 5 », calcule le bureau en jugeant la situation « supportable » mais « tendue ».
Les obstacles financiers ne sont de surcroît pas les seuls. Déjà proche de V&S grâce à des liens commerciaux (jusqu’en 2012) et capitalistiques, « Fortune Brands fait toujours office de favori, position renforcée par l’accord passé avec Nordic Capital », précise Aurel.
C’est d’ailleurs l’ensemble de la concurrence qui est jugée sérieuse par les experts. A l’image de Fortune Brands, Bacardi se serait également associé à un fonds suédois, Ratos. Une option 100 % suédoise est même offerte avec le tandem formé par Investor (structure de la famille Wallenberg) et le fonds EQT. Or, pour CM-CIC, « une solution locale (…) pourrait être privilégiée par le gouvernement suédois pour des motifs de nationalisme économique ».
Que ce soit pour des questions stratégiques ou politiques, autant dire que les chances du français apparaissent minces. Une victoire serait donc d’autant mieux accueillie. Surtout que les analystes ne manquent pas de souligner l’intérêt évident pour Pernod-Ricard et sa capacité prouvée à intégrer de grandes acquisitions.
En cas de revers, le groupe aura néanmoins une autre possibilité de compléter sa gamme de vodka. Cette fois avec Stolichnaya. Une solution qui aurait aussi l’avantage d’être moins coûteuse (elle est estimée à 2,5 milliards d’euros). Mais là encore, CM-CIC prévient qu’une reprise est « loin d’être acquise ».
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides