Berlin défend l’idée de l’administration d’une partie de la dette par des fonds spéciaux
Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, propose de placer la dette dépassant 60 % du PIB dans des véhicules nationaux
Publié le
Antoine Duroyon
A huit jours d’un sommet européen très attendu, Allemands et Français continuent de phosphorer sur les moyens à mettre en œuvre pour résoudre la crise de la dette en zone euro. Hier, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble a mis une nouvelle proposition sur la table. Celle-ci consiste à créer des fonds nationaux spéciaux chargés d’administrer une partie de la dette souveraine des Etats, en l’occurrence celle dépassant les 60% du PIB, soit la limite fixée par le Pacte européen de stabilité.
«Les fonds spéciaux nationaux devraient être financés par les ressources des Etats concernés et démantelés dans les vingt années qui viennent», a-t-il précisé. L’idée ressemble au mécanisme présenté par les «cinq sages» allemands, ces conseillers économiques du gouvernement, à la différence que les fonds étant nationaux, elle évite l'écueil de la communautarisation des dettes. Un schéma farouchement combattu par Berlin, qui a d’ailleurs réaffirmé hier son opposition aux euro-obligations.
La proposition allemande est intervenue quelques heures avant un discours de Nicolas Sarkozy à Toulon. Le chef de l’Etat a mis la relation franco-allemande au cœur du dispositif de résolution de crise. «La France et l’Allemagne ont fait le choix de la convergence. Je ne reviendrai jamais sur ce choix», a-t-il déclaré. Le président de la République a appelé la Banque centrale européenne à jouer «un rôle déterminant» mais s’est gardé d’aller au-delà, le sujet étant hautement sensible du côté de Berlin. A la BCE «de décider quand et avec quels moyens. C’est sa responsabilité. Nul ne doit douter qu’elle l’assumera», a-t-il estimé.
Nicolas Sarkozy s’est également exprimé sur la réorganisation du cadre européen. «Plus de solidarité, plus de responsabilité assumée devant les peuples par un véritable gouvernement économique, telle est notre vision de l’avenir de la zone euro et de la future réforme des traités», a-t-il déclaré, alors que la chancelière allemande Angela Merkel, doit prononcer un discours aujourd’hui devant le Bundestag, la chambre basse du Parlement. Angela Merkel se rendra ensuite lundi à l’Elysée pour discuter de propositions communes, dont, logiquement, celle évoquée plus haut, en vue du Conseil européen de la semaine prochaine.
Le Pentagone a signé des accords avec huit géants de la tech pour utiliser leurs modèles d'intelligence artificielle à des fins militaires. La mise au service de l'IA pour la guerre n’est plus un tabou pour les firmes de la Silicon Valley.
Après Alphabet, Amazon vient de boucler sa première émission en franc suisse. C'est un marché très domestique, en croissance, offrant une bonne liquidité, une diversification et de faibles coûts de financement.
KKR a annoncé une injection de capitaux assortie d’un programme de rachat d’actions pour l’une de ses BDC en difficulté. Apollo envisage de son côté une cession.
Le rapport de l’OCDE sur l’économie japonaise recommande une politique de modernisation afin de stimuler la croissance et la productivité d’un pays vieillissant et en manque de main-d'œuvre.
Les mégatendances propulsent la dette infrastructure au premier plan
PARTENARIAT
Par Allianz Global Investors
Des tensions en Iran à la résilience européenne
PARTENARIAT
Par Seven2
« IA, levier opérationnel de création de valeur »
PARTENARIAT
Par Franklin Templeton
« La construction du portefeuille de Franklin Responsible Income 2031 répond à un objectif de stabilité et de prévisibilité de la distribution des coupons »
Wes Streeting, qui pourrait devenir un concurrent de Keir Starmer à la direction du Labour pour pouvoir ravir Downing Street, a annoncé sa démission du gouvernement, jeudi 14 mai
Dans le détail, les 26 personnes se composent de quatre passagers du MV Hondius et de 22 cas contacts de la passagère néerlandaise du paquebot, décédée des suites d’une infection. Reste une Française de plus de 65 ans, positive au virus, qui est toujours en réanimation
Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin