La compagnie italienne a annoncé un résultat net de 2,92 milliards d’euros. Et souhaite se développer en 2008 sur le marché des particuliers
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Dominique Muret, à Milan
L’assureur italien Generali a annoncé hier des résultats records pour 2007. Il a notamment dégagé un bénéfice net de 2,92 milliards d’euros, en hausse de 21,2 % par rapport à 2006. Ce chiffre historique s’avère même supérieur à l’objectif de 2,8 milliards d’euros que s'était fixé le groupe. L’embedded value, soit la valeur intrinsèque, s’affiche à 27,8 milliards d’euros (+7,7 % par rapport à 2006), tandis que le retour sur la valeur intrinsèque (Roev) s’est amélioré de 2,1 points à 16,5 %. En revanche, le ratio combiné a légèrement reculé de 0,5 point à 95,8 %.
Generali a par ailleurs enregistré en 2007 un bénéfice d’exploitation en progression de 19,3 % à 4,86 milliards d’euros (cette croissance est de 14,9 % si l’on ne tient pas compte de l’apport du groupe Toro). Ces chiffres illustrent la forte progression du Lion de Trieste sur son activité assurance, dont il a nettement amélioré la rentabilité, comme le souligne le groupe «à travers d’attentives stratégies de prix et de produit». Et de mettre en avant aussi la plus grande efficience obtenue sur les coûts. Le total des primes recueillies en 2007 s’élève quant à lui à 66,2 milliards d’euros (+2,6% par rapport à 2006). «Les principaux facteurs de croissance ont été la consolidation sur les marchés matures, grâce aux stratégies de distribution des marques et des produits, et le développement sur les marchés à potentiel plus élevés», précise l’assureur. Dans le secteur vie, les primes ont subi une baisse de 1,5 % (à 45,3 milliards d’euros), à cause notamment de la réduction de 1.000 agences sur le réseau de bancassurance (Intesa Vita). Dans le secteur dommages, les primes ont progressé de 13 % (à 20,8 milliards d’euros). Une politique d’investissements traditionnellement prudents et conservateurs a préservé la compagnie des risques liés à la crise des subprimes. Mais ce sont désormais les perspectives de 2008 qui suscitent plus d’inquiétudes. «En cette période d’incertitude des marchés financiers, nous croyons plus que jamais que la combinaison entre bons résultats et solidité financière seront les bases pour le développement futur de notre groupe» a indiqué à ce titre le président Antoine Bernheim. Dans ce panorama incertain et caractérisé par une compétitivité élevée, le groupe souhaite croître surtout sur le marché de l’assurance pour les particuliers.
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