«Baisser à nouveau le taux de refi de la BCE serait peu utile»
Thierry Sarles, responsable de la gestion de taux de CPR Asset Management
Publié le
Solenn Poullennec
- L’Agefi : Pourquoi pensez-vous que la BCE va maintenir ses taux inchangés à six mois?
- Thierry Sarles : La BCE a baissé son taux de référence de 25 points de base pour la dernière fois en mai, pour le porter à 0,50%, après une dégradation continue des indices de confiance, notamment des indices PMI, au cours du printemps. Malgré une récession encore présente en zone euro, et une fragmentation des marchés, le scénario d’un léger rebond au second semestre reste valide. Les primes de risque sur les pays périphériques ont significativement baissé, et ces pays se refinancent normalement sur les marchés. La liquidité excédentaire se résorbe lentement au gré des remboursements anticipés des LTRO à 3 ans mais le taux au jour le jour reste en dessous de 0,10%. Ainsi, dans un tel contexte, baisser à nouveau le taux de référence serait peu utile, la BCE gardant cette marge de manœuvre en cas de nouvelle dégradation.
- Pensez-vous que les taux américains et européens peuvent significativement diverger?
- Le décalage de cycle économique entre les Etats-Unis et la zone euro demeure très présent. La Fed a commencé à communiquer sur la réduction de ses achats mensuels depuis la fin du mois de mai mettant une forte pression à la hausse sur les taux. En zone euro, la BCE est encore dans une politique monétaire très accommodante, précisant même, pour la première fois de son histoire que les taux resteraient très bas encore pour très longtemps. Ainsi, d’un côté, une pression haussière s’applique sur les taux américains, de l’autre, le contexte économique et monétaire reste très favorable pour les taux européens, diminuant leur corrélation sans avoir des comportements inversés.
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