Axa souhaite s’implanter en Algérie d’ici la fin de l’année
Bannis du marché algérien pendant plus de quarante ans, les assureurs français préparent aujourd’hui leur retour. Pour certains, comme Axa, il s’agira même d’une première. Certes, sa filiale Axa Assistance est présente dans le pays via ses activités d’assistances automobile et médicale. Mais la compagnie française n’y a jamais eu d’activité d’assureur. Déjà présente au Maroc, Axa travaille donc activement pour s’implanter en Algérie au plus tard d’ici fin 2008. Toutes les options sont aujourd’hui ouvertes : partenariat en bancassurance, démarrage ex nihilo ou rachat d’une compagnie. Or, les cibles sont rares. Les acteurs privés sont en effet peu nombreux, les compagnies publiques détenant 73 % du marché. La bancassurance, autorisée dans le pays depuis 2007, semble donc avoir la préférence de l’assureur. «Se lancer exclusivement en bancassurance est une option tout à fait envisageable, a indiqué Jacques Maire, directeur des affaires européennes et institutionnelles du groupe Axa. D’ici fin 2008, il est fort probable que nous ayons signé un accord de bancassurance en Algérie.»
Pénétrer le marché algérien est une chose, gagner de l’argent en est une autre. Le secteur reste encore embryonnaire, avec un taux de pénétration inférieur à 0,7 %, contre 2 % en Tunisie et au Maroc. «Le marché est difficile et très peu profitable dans son état actuel, juge Jacques Maire. Les produits d’assurance obligatoires sont rares et sous-tarifés. Le potentiel existe certainement ailleurs.» Pour Axa, il s’agit donc d’un investissement sur le long terme, nécessitant une importante mobilisation des équipes du groupe. Mais malgré ces difficultés, la compagnie n’envisage pas d’être absente plus longtemps en Algérie. «C’est une anomalie pour un groupe comme Axa d’être absent du principal marché du Maghreb. Certes il s’agit pour l’instant d’un petit marché. Mais il est désormais réellement ouvert aux étrangers et nous devrions pouvoir trouver assez vite un partenariat de bancassurance», conclut Jacques Maire.
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